‹ Œuvres philosophiques d'ArnauldChapitre 74 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Nul ne se croit misérable, qu'en se comparant à de pins heureux. Nemo lœditur, nisi à seipso.

Nous n'avons do mal que celui que nous nous faisons à nousmêmes.

Excepté le sage, disaient les Stoïciens *9, tous les hommes sont vraiment fous.

Ces propositions se contredisent, de même que les exclusives, 1« En soutenant que le sage des Stoïciens était aussi fou que les autres hommes ;

2« En soutenant qu'il y en avait d' autres que ce sage qui n'étaient pomt fous ;

3« En prétendant que ce sage des Stoïciens était fou, et que d autres hommes ne l'étaient pas.

Il faut remarquer que les propositions exclusives et lesexceptives ne sont, pour ainsi dire, que la même chose exprimée un peu différemment, de sorte qu'il est toujours fort aisé do les changer réciproquement les unes aux autres : et ainsi nous voyons que cette exceptive de Térence, .

Imperiius, nisi quod ipse facit, nil rectum pulat ,

a été Changée par Cornélius Gallus en cette exclusive :

Hoc lantùm rectum quod facit ipse putat,

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