‹ Œuvres philosophiques de Antoine ArnauldChapitre 161 sur 172 · IV. C'est le second Éclaircissement de la Borhorrho do ta · texte numérisé non relu

IV. C'est le second Éclaircissement de la Borhorrho do ta

.'>88 RÉPONSE DE AIAEEP.RANCnE

]■<'/•//(' qui on est le fondement. Il est nécessaire que vous lo lisiez. M. Arnauld l'a transcrit par parties trois fois dans ce chapitre , et en a toujoui^ retranché ce qui décidait la question. Le voici, Monsieur, tout entier.

« Il ne faut pas s'imaginer que la volonté commande à (( l'entendement d'une autre manière que par ses désirs et ses « mouvements: car la volonté n'a point d'autre action. Et il y ne faut pas croire non plus, que l'entendement obéisse à V la volonté, en produisant en lui-même les idées des choses « que l'àme désire ; car l'entendement n'agit point : il ne fait c( que recevoir la lumière, ou les idées de ces choses, par « l'union nécessaire qu'il a avec celui qui renferme tous les (( êtres d'une nianière intelli.iible . ainsi que l'on a expliqué « dans le troisième livre.

« Voici donc tout le mystère. L'homme participe à la sou- (( veraine raison , et la vérité se découvre à lui , à propor- (( tion qu'il s'applique à elle, et qu'il la prie. Or, le désir de « l'àme est une prière naturelle qui est toujours exaucée; car « c'est une loi naturelle que les idées soient d'autant plus (' présentes à l'esprit . que la volonté les désire avec plus (( d'ardeur. Ainsi, pourvu que la capacité que nous avons de h penser, ou notre entendement, ne soit point rempli dessen- « timents confus que nous recevons à l'occasion de ce qui se « passe dans notre corps, nous ne souhaitons jamais depen- « ser à quelque objet , que l'idée de cet objet ne nous soit « aussitôt présente : et comme l'expérience même nous i'ap- « prend , cette idée est d'autant plus présente et plus claire. u que notre désir est plus fort, et que les sentiments confus « que nous recevons par le corps sont plus faibles et moins « sensibles, comme je l'ai déjà dit dans la remarque pré- '.< cédente.

(( Ainsi, quand j'ai dit que la volonté commande à l'en- « tendement de lui présenter quelque objet particulier, jai « prétendu seulement dire que l'àme qui veut considérer « avec attention cet objet s'en approche par son désir: parce

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« que ce désir, en conséquence des volontés efficaces de a Dieu qui sont les lois inviolables de la nature, est la cause « de la présence et de la clarté de l'idée qui représente cet* « objet. .)

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