CHAPITRE III
ment clans soi-même, et qu'on ny mêle point d autres choses que l'on n'y voit point, mais qu'on s'est imaginé faussement y devoir être . ce qui a produit toutes les erreurs des hommes touchant leur àme , comme saint Augustin a très-judicieusement remarqué dans le livre X de la Trinité.
Mais la seule question raisonnable que l'on peut faire sur cela ne peut regarder que la cause efficiente de nos perceptions contingentes, c'est-à-dire ce qui est cause que nous pensons tantôt à une chose et tantôt à une autre; car, pour les nécessaires, on ne peut douter que ce ne soit Dieu. Et c'est de quoi nous nous réservons à parler a la fin' de ce Traité.