PREMIERE PARTIE
pov mies» desquelles ib D*ont pas assez de coq-
6. Qoenoos ne saurions faillir eo ne Jugeant que des choses qœ nooB aperoeroos dafrement et disUoctemenL
Mais & est certain que nous ne prendrons jamiilefaax ponr le yrai tant que nous ne juge« roos que de ce que nous aperceyons clairement et distinctement; parce que Dieu n*étant point trompeor, la faculté de connoitre qu*il nous a doDnée do sauroit faillir, ni môme la faculté de Tooloir, lorsque nous ne retendons point au-delà de ce que dous connoissons. Et quand même cette férité n'aoroit pas été démontrée, nous sommes Datorellement si enclins à donner notre conseuteneot aux choses que nous apercevons manifestemot, que nous n*en saurions douter pendant que DOBs les apercevons de la sorte.
U Qoe non ne saurions que mal Juger de œ que nous n*ftpmevoiB pas clairement» bien que notre Jugement puisse Ar Tiil, et que c'est souvent notre mémoire qui nous
irompe.
Il est aussi très certain que, toutes les fois que B008 approuvons quelque raison dont nous n*afSQs pas une connoissanoe bien exacte, ou que OMS itotts trompons, on si nous trouvons la vériii, comme ce n'est que par hasard, que nous ne lurioDs être assurés de l'avoir rencontrée, et ne ^orioos savoir certainement que nous ne nous ^npoDs point. J'avoue qu*il arrive rarement que DOUS jugions d'une chose en même temps que &«B remarquons que nous ne la connoissons pas >^ distiiictement, à cause que la raison natu* 'diemeut nous dicte que nous ne devons jamais \^ de rien que de ce que nous connoissons distoteffleot auparavant que de juger. Mais nous i^ trompons souvent, parce que nous présu- Bûos aroh* autrefois connu plusieurs choses, et ^ tout aussitAt qu'il nous en souvient nous y ^os notre consentement, de même que si ^ks avions suiBsamment examinées, bien 1&Q elfet nous n'en ayons jamais eu une oon- '^^'iâtt&oebleo exacte.
A. Cequec*est qu'une perception claire et disUncte.
0 y a même des personnes qui en toute leur vie ^ aperçoivent rien comme il faut pour en bien i^; car la connoissanoe sur laquelle on peut ^tiUr UQ jugement indubitable doit être non- ^'^xDetïi daire, mais aussi distincte. J'appelle ^« celle qui est présente et manifeste à un es- F^^ attentif; de même que nous disons voir clai- ^lles objets, lorsqu'étao t présents à nos yeux '^^^i^Masaez fort sur eux, et qu'ils sont dis- J'^à les r^Acder; et distincte, celle qui est ^^^^«BSQt précise et différente de toutes les autres
qu'eUe ne comprend en soi que ee qui parole ohk nifestement à celui qui la considère comme I faut.