TROISIEME PARTIE
M. Que les étoOes fixes demeurent toi^oun en même situatioo aa regard Fune de Taatre, et qu'tt n'en est pas de même desplaoèies.
H y « encore une autre différence entre les Aoiles, qui consiste en ce que les unes gardent un mCme ordre entre elles et se trouyent toujours {gaiement distantes , ce qui est cause qu'on les nomme ûx» , et que les autres changent coutinueilement de situation , ce qui est cause qu'on les nomme planètes ou étoUes errantes.
a. QiÊtûù peni oser de dlTerses hypoUièses pour ezpOqoer les phéDomèoes des planètes.
Et comme celni qui, étant en mer pendant un tnaps calme , regarde quelques autres vaisseaux asseï éloignés qui lui semblent changer de situation, ne sauroit dire bien souvent si c'est le vais* seau sar lequel 11 est, ou les autres, qui en se remuant causent un tel changement , ainsi, lorsque nous regardons du lieu où nous sommes le cours des planètes et leurs différentes situations, après les avoir bien considérées, nous n'en saurions tirer aucun éclaircissement qui soit tel que nous puissions déterminer par ce qui nous paroh quel est celui de ces corps auquel nous devons proprement attribuer la cause de ces changements , et parce qu'ils sont inégaux et fort embrouillés , il n'est pas aisé de les démêler, si , de toutes les façons dont on les peut concevoir, nous n'en choisissons une suivant laquelle nous supposions qnlls se fassent. A cette fin les astronomes ont mventé trois difiérentes hypothèses ou suppositions , qa*ils ont seulement tâché de rendre propres à expliquer tous les phénomènes, sans s'arriter particulièrement à examiner si elles étoient avec cela conformes à la vérité.