‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 147 sur 306 · Qu*ils ne peuvent être tous de même srandeur · texte numérisé non relu

Qu*ils ne peuvent être tous de même srandeur

Il me semble aussi que cette variété incom-. préhensible qui paroU en la situation des étoiles fixes montre assez que les tourbillons qui tour^ nent autour d'elles ne sont pas égaux en grandeur. Et je tiens qu'il est manifeste, par la lumière qu'elles nous envoient, que chaque étoile est au centre d'un tourbillon et ne peut être ailleurs : car si on admet cette supposition, il est aisé do comprendre comment leur lumière peut parvenir jusques à nos yeux par des espaces immenses» ainsi qu'il paroftra évidemment, partie de ce qui

(I) Voyez figures xr et xvi.

LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE

a déjà été dit et partie de ce qui suit, et il n'est pas possible sans cela d'en pouvoir rendre aucune raison qui soit plausible. Mais d'autant que nous n'apercevons rien dans les étoiles fixes par Tontremise de nos sens que leur lumière et la situation où nous les voyons, nous ne devons supposer que ce qui est absolument nécessaire pour rendre raison de ces deux eflets; et parce qu'on ne sauroit connoître la nature de la lumière si on ne suppose que chaque tourbillon tourne autour d'une étoile avec toute la matière qu'il contient, et qu'on ne peut aussi rendre raison de la situation où elles nous paroissent si on ne suppose que ces tourbillons sont différents en grandeur, Je crois qu'il est également nécessaire que ces deux suppositions soient admises. Mais s'il est vrai qu'ils soient Inégaux , Il faudra que les parties éloignées des péles des uns touchent les autres aux endroits qui sont proches de leurs pélcs, è cause qu'il n'est pas possible que les parties semblables des corps qui sont inégaux en grandeur conviennent entre elles.

es. Que la maUère da premier élément entre par les pôles de chaque tourfalUon vers son centre, et sort de 1& par les endrolit les plus éloignés des pôles.

On peut inférer de ooci quela matière du premier élément sort sans cesse de obaeun de ces tourbillons par les endroits qui sont les plus élolgotsde leurs pôles, et qu'il y en entre aussi d'autre sans cesse par les endroits qui en sont les plus proches. Car si nous supposons, par exemplfi que le premier ciel AYBM S au centre duquel est le soleil, tourne sur ses pôles, dont l'un, marqué A, estl'austral, et B le septentrional, etque les quatre tourbillons KOLG qui sont autour do lui tour^ nent sur leurs essieux TT, YY, ZZ^ MM, et qu'il touche les deux marquée 0 et G vers leurs pôles et les deux autres K et L vers les endroits qui en sont fort éloignés, il est évident, par ce qui a déjà été dit, que toute la matière dont il est composé, faisant efTort pour s'éloigner de l'essieu AB, tend plus fort vers les endroits marqués Y et M que vers ceux qui sont marqués A et B ; et parce qu'elle rencontre vers Y et M les pôles des tour* bllions 0 et G qui ont peu de force pour lui résister» et qu'elle rencontre vers A et B les tourbillons K et L aux endroits les plus éloignés de leurs pôles, et qui ont plus de force pour avancer de K et d'L vers S que les parties qui sont vers les pôles du ciel S n'en ont pour avancer vers L et vers K, il est évident aussi que celle qui est aux endrolti K et L doit s'avancer v«rs S, et que

^(1) Voyei Oguroxm

celle qui est à l'endroit S doit s'avancer et pren* dre son cours vers 0 et vers G.

Page 1