TR0IS1£M£ PARTIE
pAles, n est éyldent qa*il doit entraîner avec soi Coote la matière da ciel qui est autour de lui, ju»ques à une certaine distance. Et les limites de eelte distance sont Ici représentées par Fellipse HNQR plutôt que par un cercle; car encore que le soleil soit rond et qu*il de pousse pas moins fort les parties do ciel qui sont vers les pAles que celles qui sont rers Técliptique, par Tactlon que j*al du deToIr être prise pour sa lumière, il n*en est pat néanmoins de même de cette autre action par laquelle il entraîné avec sol celles qui sont les plus proches de lui, parce qu'elle ne dépend que du moQvemeiit drculaire qu*il fait autour de son essiea, lequel sans doute a moins de force vers les pAlés que Térs Técliptique; c'est pourquoi H et Q doivent être plus éloignés du centre S que N et R ; et ceci serîira ci-après pour rendra laiaoB de ce qya les queues desoemàes nous paroissent quelquefois droites et quelquefois courts, poorquoi aes plus procbn da aotelt sont phis pefltes que esta qia co Mot plM tfMsaén^
Or^ de ce que les parties du second élément qui sont fort proches du soleil se meuvent plus vite que celles qui en sont un peu plus éloignées, jusques à l'endroit du ciel marqué HNQR, on peut prouTer qu'elles doivent aussi être plus petites; car si elles étoient plus grosses ou égales, elles iroient au-dessus des autres, à cause que ce qu'elles ont de Yitesçe plus que ces autres leur feroit avoir plus de force. Mais lorsqu'il arrive que quelqu'une de ces parties devient si petite, à proportion de edles qui sont au-dessus d'elle, que la vitesse dont ^e les surpasse, à cause qu'elle est plus proche du soleil, n'augmente pas sa force de tant comme la grandeur dont ces autres la surpassent augmente la leur, il est évident qu'elle doit toujours demeurer au-dessous d'elle vers le soleil, encore qu'elle se meuve plus vite. Et bien que f aie supposé que toutes ces parties du second élément ont été égales en leur commencement, quelques-unes ont dA par succession de temps devenir ^QS petites que tes autres, à cause que les endroits I»r où elles étoient contraintes de passer n'étant pas tous égaux, il a dû y avoir quelque inégalité en leur mouvement, ainsi que j'ai tantôt prouvé, et H a dû aussi suivre de là quelque inégalité en leur grosseur, parce que celles qui ont eu le plus de vitesse se sont heurtées Tune l'autre avec plus de force, et ainsi ont perdu davantage de leur Biatière. Et il ne peut y en avoir eu si peu qui par succession de temps soient devenues notablemeat moindres que les autres, qu'il ne soH ia« die à croire qu'elles suffisent pour remplir l'espace HNQR, parce qu'il est extrêmement petit à compa-
raison de tout le ciel AYBM, bien qu'à comparaison du soleil il soit assez grand ; mais la proportion qui est entre eux n'a pu être représentée en cette figure, à cause qu'il l'eût fallu faire trop grande, n y a encore plusieurs autres inégalités à remarquer touchant le mouvement des parties du ciel, principalement do celles qui sont en l'espaça HNQR S mais elles pourront plus commodément ci-après être expliquées.
SS. OtiS M9 parties <)d second âénkent ont divers mouvementt qm Isi vMdiftt imides en tous sêds.
Au reste il ne faut pas oublier toi i prendra garde que, bien que la matière du premier élément qui vient des tourbUlona KLt et aeiQblableii prenne principalement son ^ura vera le soleil , elle ne laisse pas de couler aussi de divers oOtés vers les autres endroits du del ÀYBM, et de pas* ser de là vers les autres tourbillons CD et sem^ blables, sans av^ir été jusques au soleil « et que coulant ainsi de divers cOtés entre les petites par* tles du second élément, elle fait que chacune d'elles se meut non-mulement autour de son centre, mais souvent aussi en plusieurs autres fa* cens. Ensuite de quoi 11 est évident que, quelques figures que ces parties du second élément aient eues au commencement, elles ont dû par succès* sion de temps deranlr rondes de tous côtés eoBoima des boules, et non point seulement comme des cylindres ou autres solides qui ne sont ronds que d'un c6té.
87. Qall y a divers degr6s d'agitation dans les peUles parUes du preftiier élément
Après avoir acquis une médiocre notion de la nature des deux premiers éléments, il faut que nous tâchions aussi de connoitre celle du troisième ; et à cet effet il est besoin de considérer que la matière du premier n'est pas également agitée en toutes ses parties , et que souvent ca une fort petite quantité de cette matière il y a tant de divers degrés de vitesse qu'il serait Impossible de les nombrer ; ce qui peut facileaDent être prouvé, tant par la foçon que J'ai supposé ci-dessus qu'elle a été produite, que par l'usage auquel elle doit continuellement servir. Car j*al supposé qu'elle a été produite de ce que, lorsque les parties du second élément n'étoient pas encore rondes et qu'elles remplissoient entièrement l'espaes qui les eontenolt, elles n'ont pa se nèuvolr sans rompre les petites pointes de leurs an* gles, et sans que ce qui s'est séparé d*dles à mesure qu'elles se sont arrondies ait changé diversement de égares peur remplir exaetemeot tous leapsllia
^1) Voyez figui'e xvii.
LES PMNCIPES DE LA PHILOSOPHIE
Intervanes qirdies ont laissés autour d'elles, au moyen de quoi 11 a pris la forme du premier élément. Et je crois que maintenant encore son usage est de remplir ainsi tous les petits espaces qui se trouirent entre tous les corps, quels quMls soient ; d*oii il est évident que chacune des parties dont ce premier élément est composé u*a pu au commencement être plus grande que les petites pointes d'angles qui deyoient être Otées de celles du second afin qu'elles se pussent mouvoir, ou tout au plus que l'espace qui s*est trouvé entre trois de ces parties du second élément , jointes l'une à Tautre après qu'elles ont été arrondies, et que quelques-unes ont pu retenir par après la même grosseur; mais qu'il a fallu que les autres se soient froissées et divisées en une infinité de plus petites parties qui n'eussent aucune grosseur ni figure déterminée, afin qu'elles se pussent accommoder aux diverses grandeurs des petits espaces qui se trouvent entre les parties du second élément pendant qu'elles se meuvent. Par exemple , si nous pensons que les petites boules AB€ ^ sont trois de ces parties du second élément, et que les deux premières A et B qui se touchent au point 6 ne se meuvent chacune qu'autour de son propre centre, pendant que la troisième C , qui touche la première au point E , roule sur la superficie de cette première d'E vers I jusques à ce que son point D aille rencontrer le point F de la seconde, il est évident que la matière du premier élément qui est dans l'espace triangulaire FIG y peut cependant demeurer sans avoir aucun mouvement , et ainsi n'être composée que d'une seule partie (bien qu'elle puisse aussi être composée de plusieurs), mais que celle qui remplit l'espace FIEB ne peut manquer de se mouvoir, et même qu'on ne sauroit déterminer aucune partie si petite entre les points F et D, qu'elle ne soit plus grande que celle qui doit sortir à chaque moment hors de la ligne FD à cause que, pendant tous les moments de temps que la boule G approche de B, elle accourcit cette ligne FD, et lui fait avoir successivement plus de diiïérentes longueurs qu'on n'en sauroit exprimer par aucun nombre.
as. Qœ celles de ces parties qui ont te moins de Tiiesse en perdent aisément une partie, et s*atudient les unes aux antres
Ainsi on voit qu'il doit y avoir quelques parties en la matière du premier élément qui soient moins petites et moins agitées que les autres ; et parce que nous supposons qu'elles ont été faites de la raclure qui est sortie d'autour de celles du
(I) Voyez figure XIX.
second élément pendant qu'elles se sont arrondies, leurs figures doivent avoir eu beaucoup d*angles et être fort empêchantes; ce qui est cause qu'elles s'attachent facilement les unes aux autres et transfèrent une grande partie de leur agitation à celles qui sont les plus petites et les plus agitées; car suivant les lois de la nature, quand des corps de diverses grandeurs sont mêlé^ ensemble, le mouvement des uns est souvent communiqué aux autres; mais il y a bien plus de rencontres où celui des plus grands doit passer dans les plus petits qu'il n'y en a au contraire où les plus petits puissent donner le leur aux plus grands, de façon qu'on peut assurer que ces plus petits sont ordinairement les plus agités.
S9. Qœ c'est principalement en la matière qui coule des v^ les vers le cenune de chaque tourbUIon qu*U se troove de teUcsparttes.
Et les parties qui s'attachent ainsi les unes aux autres, et qui retiennent le moins d'agitation , se trouvent principalement en la matière du premier élément qui coule en ligne droite des pôles de chaque tourbillon vers son centre ; car elles n'ont pas besoin d'être tant agitées pour ce seul mouvement droit que pour les autres plus détournés et divers qui se font aux autres lieux; de façon que, lorsqu'elles se trouvent en ces autres lieux, elles ont coutume d'en être repoussées vers celui-là , où elles se joignent plusieurs ensemble et composent certains petits corps dont je tâcherai d'expliquer ici fort particulièrement la figure, & cause qu*elle mérite d'être remarquée.