‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 158 sur 306 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

' de tous cAtés vers le ciel, ou bien être repoussées vers le soleil et servir à oomposer ss plus pore substance ; enfin les autres demeurent plosgfmses, parce qu'elles sontoomposées de plu* lieun parties oanneMes eu autres^ jointes ensem*- Me, «t eelles-d, ne pouvant passer par les espaces IriaBgvlaires qui se trouvent auteur des petites boulee do second élément dans le elel , entrent dans les plaees de quelques-unes de ces boules ; ■wls jMToe qu'elles ont des figures Ibrt irréguliè* FBB ai embarrassantes, elles ne les peuvent pas foiter SD la vitesse de leur mouvementé

UKk fiommeni fl as forme iwe cipèce d*>ir auuwff das mire».

Si ae joignant les unes aux autres sans aucune- ■mil ae presser, ailes eomposeQt aneorps fioif t rare nmlilaUe à Tait qui est autour de la terre, au molBa i ^ui qui est la plus pur an-»dessus des nasi ; et ee œrps rare, que j^appellerai air doréna* vaot, environne la soleil de tousçétés, s'étendant depola aa euperflcla Jusque vers la sphère de Uer* cars, H peut-être nême plus loin. Mais encore qu'il reçoive sans osssa de neuve lies parties de la DatlAre dee taches qui se défont, Il ne peut pu pour oala croUre à Tlnfinl, parce que Tagitation da second élément, qui passe tout autour et tout aa travers de son corps, dissipe autant de ses partiee qo'U lui en vient de nouvelles, et lesdivlton t en pluaieurs pièces, leur fSiit reprendre la forme do premier élément. Mais pendant qu'elles composent cet air ou ces taches, soit autour do soleil, soit autoof des autres astres, lesquels sont en ceci tous semblables, elles ont la forme que j'attribue sa troisième élément, à cause qu'elles sont plus grosses et moins propres à se mouvoir que les partiee dee deut premiers.

lOL Que ]es.cxm^ qui produiscoi ou (JUssipeol ces ladies sont fort loccrlaiDes

n fimt si peu de chose pour faire qu'il se produise des taches sur un astrct ou pour l'empêcher, qB*eQ a'a pas sujet de trouver étrange si quelquefois il n'en parolt aucune sur le soleil, et si quelque fois aucontraire il y en a tant que sa lumière en devient notablement plus obscure; car I m iMt que deux ou troia des moins subtiles parties do premier élément qui s'attachent l'une i l'aiuro pour former le commencement d'une tache, contre laquelle s'assemblent par après qsaatité d'autres parties qui ne se fussent point ainsi eaemUéessi elfes ne l'avoient rencontrée, parce que œtte rencontre diminue la force de leur agltatioA*

Ma, Coament quelquefois, une seule tache ooevre toute ta* BuperOde «Ti» aslre.

Et il but remorquer que ces taches sont fort

molles et fort rares lorsqu'elles commencent & se former, oe qui fait qu'elles peuvent diminuer l'agitation des parties du premier élément qu'elles rencontrent et les joindre à soi ; mais que la matière du soleil qui coule sous elles avec grande force, pressant leur superficie du cé(é qu'elle les toache,.ne les rend pas seulement égales et polies de oe oAté-ià, mais aussi peu à peu plus serrées et plus dures, bien qu*elles demeurent molles et rares de l'autre cété qui est tourné vers le ciel, et ainsi qu'alla ne peuvent pas aisément être défaites par la matière du soleil qui coule sous elles, ai œ n'est qu'elle coule aussi autour de leurs bords et les rende peu à peu si minces qu'elle puisse passer par^dessus ; car, pendant que leurs bords sont si élevés au-dessos de la superficie du soleil quHIs ne aont aucunement presiés par sa matière, ellea ee peuvent plutôt aocroitre que diminuer, paroe qu'il s'attache toi^ours quelques nouvelles parties oontre ces bords ; c'est pourquoi il se peut faire qu'une seule taohe devienne si grande qu'enfin elle s'étende sur toute la superficie de l'astre qui l'a produite, et qu'elle s'y arrête quelque temps avant que de pouvoir être dissipée.

103. reurquol le 30leB t para qoelquetbis plus otMcor que de coutume, et pourquoi les étoUes ne paroissefit pas tot^oors de même srandeor.

C'est ainsi que quelques historiens nous rap* portent qu'autrefois le soleil , pendant plusieurs jours, voire même pendant tout une année, a paru plus pâle qu'à Tordinalre, et n*a fait voir qu'une lumière fort pâle et sans rayons, quasi comme celle de la lune ; et Ton remarque qu'il y a certaines étoiles qui nous paroissent plus petites, et d'autres plus grandes qu'elles n'ont paru (lutiefoisaux astronomes qui en ont exprimé la grandeur en leurs écrits ; de quoi je ne pense pas qu'on paisse rendre aucune autre raison, sinon qu'étant maintenant plus ou moins couvertes de taches qu'elles n'^t été autrefois, leur lumière noua doit paroitre plus sombre ou plus vive«

tôt. Pourquoi U y ea a qui disparoisseutouqul paroissealdo nouveau.

Il se pent fiiire aussi que les taches qni cou*» vrent qoelque astre soient devenues par succès* slott da temps si épaisses, qu'elles nous en êtent entièrement la vue*, et c'est ainsi qu'on a compté autrefois sept Pléiades, au lieu qu'on n'en voit maintenant que six. Et 11 se peut faire au contrahe qu'un astre que nous n'avons point vu auparavant paroisse tout i coup, et nous surprenne par l'éclat de sa lumière, à savoir si tout le corps de cet astre nyant été couvert jusques à présent d'une tache assez épaisse pour nous endterentiè-

LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE

rement la Yue, Il arrive maintenant que la ma- ' tière du premier élément, y affluant plus abondamment qu'à l'ordinaire, se répande sur la superficie extérieure de cette tache ; car, cela étant, elle la doit couvrir toute en fort peu de temps, et faire que cet astre nous paroisse avec autant de lumière que s'il n'étoit enveloppé d'aucune tache. Et il peut continuer long-temps par après àparoître avec cette même lumière, ou bien il peut aussi la perdre peu à peu; et c'est ainsi qu'il arriva, sur la fin de l'année 1572, qu'une étoile qu'on n'avoit point vue auparavant parut dans le signe de Cassiopée, avec une lumière fort éclatante et fort vive, laquelle s'obscurcit par après peu à peu tant qu'elle disparut entièrement vers le commencement de l'année 1574; et nous en remarquons quelques autres dans le ciel que les anciens n'ont point vues , mais qui ne disparoissent pas sitôt ; de toutes lesquelles choies je tfldierai ici de rendre raison.

lOB. QuH y a deB porei dans tes udies par oa les parties cannelées ont libre passase.

Posons, par exemple, que l'astre I* est entièrement couvert de la tache iefg^ et considérons que cette tache ne peut être si épaisse qu'il n'y ait en elle plusieurs pores on petits trous par où la matière du premier élément et même ses parties cannelées peuvent passer ; car, ayafit été fort molle et fort rare en son commencement, il y a eu en elle quantité de tels pores; et bien que ses parties se soient par après plus serrées et qu'elle soit devenue plus dure, toutefois les parties cannelées et autres du premier élément, passant continuellement par-dedans ses pores, n'ont pas permis qu'ils se soient fermés tout-à-fait, mais seulement qu'ils se soient étrécls, en telle sorte qu'il n'y est resté qu'autant d'espace qu'il en faut pour donner passage à ces parties cannelées qui sont les plus grosses du premier élément, et même qu'autant qu'il en faut pour leur donner passage du cAté qu'elles ont coutume d'y entrer ; en sorte que les pores par où passent celles qui viennent de l'un des pAles vers I ne seroient pas propres à les recevoir si elles retoumoient d'I vers ce même pAle, ni même à recevoir celles qui viennent de l'autre pAle, parce que celles-là sont tournées en coquille d'une autre façon.

lOS. Pourquoi eQes ne peutent retourner par les mûnes pores par où elles entrent

Ainsi il faut penser que les parties cannelées qui codlent sans cesse d'A vers I, c'est-à-dire de toute la partie du ciel qui est autour du péie A

(l)Vofsia8iirexxi.

vers la partie du ciel HIQ, se sont formé certaiDs pores dans la tache defg, suivant des lignes droites qui sont parallèles à l'essieu fd ( ou peut-être qui sont tant soit peu plus proches l'une de l'aatre vers d que vers fy à cause que l'espace qui est vers A, d'où elles viennent, est plus ample que celui où elles se vont rendre vers I ), et que les entrées de ces pores sont éparses en toute la moitié de la superficie efg^ et les sorties en l'autre moitii edg: de façon que les parties cannelées qui vicDnent d'A peuvent aisément entrer par tfg et sortir par edg^ mais non point retourner par edj ni sortir par efg. Dont la raison est que cette tache n'ayant été composée que des pailles du premier élément qui , étant très petites et ayant des figures fort irrégulières, se sont jointes les unes aux autres, ainsi que plusieurs petitesbranches d'arbres entassées toutes ensemble, les parties cannelées qui sont venues d'A par /vers d ont dû plier et faire pencher d'/ vers d toutes les extrémités de ces petites branches qu'elles ont rencontrées en passant par les pores qu'elles se sont formés ; de sorte que si elles repassoient de d vers /par ces mêmes pores, elles renconUD' roient à contre-sens les extrémités de ces petites branches qu'elles ont ainsi plîées, et les redressant quelque peu se boucheroient le passage. En même façon, les parties cannelées qui viennent du pèle B se sont formé d'autres pores en cette tache defg^ l'entrée desquels est en la moitié de cette tache edg , et la sortie en l'autre moitié efg.

107. Pourquoi ceUes qui Tiennent d*un p6le dolTent avoir d'autres pores que oeUes qui Tiennent de faiure.

Et 11 faut remarquer que ces pores sont creusés en dedans, ainsi que l'écrou d'une vis, au sens qu'ils le doivent être pour donner libre passage aux parties cannelées qu'ils ont coutume de recevoir ; ce qui est cause que ceux par où passent les parties cannelées qui viennent d^un pèle ne sauroient recevoir celles qui viennent de l'autre ptUe, parce que leurs raies ou canaux sont tournés en coquille d'une façon toute contraire.

iOS. Comment la matière du premier éiémeot piend sonooofi par ces pores.

Ainsi donc la matière du premier élém«it qui vient de part et d'autre des pôles peut passer par ces pores jusques à l'astre I ; et parce que celles de ses parties qui sont cannelées sont les plus grosses de toutes, et qu'elles ont par conséquent le plus de force à commuer leur mouvement en ligne droite, elles n'ont pas coutume de s'y arrêter ; mais celles qui entrent par /sortent par d, par où elles arrivent dans leciel,où elles rencontrent les parties du second élément , ou bien la

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