‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 17 sur 306 · ORDRB DES QUESTIONS DE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

ORDRB DES QUESTIONS DE PHYSIQUE

tiéiMrttiMpewKOûODOÎtre qn'enesBescroieDt poifitpûurodtde vriis hommes: dont le premier âi qoe jaiBais elles ne pourroient aser de paroles lid^BUes sfiies eD les eomposaDt, comme Doqs fûm pour déclarer aux autres nos pensées ; aroBpeotbieoooDceTOir qu'une machiqe soit tdknathite qu'elle prefire des paroles, et nêaeiiii'ella ^n profère quelques-unes à propos d» aetioBs oorporelles qui causeront quelque cfaui^nieDt en ses organes, comme, si on la tou* eàeeoquelqse endroit, qu'elle demande ce qu'on JfliTeutdire; sien un autre, qu*elle crie qu'on bj Mi Hil, et choses semblables ; mais non pas qQ'dleiei arrange dlfersement pour répondre uwttdetoutee qui se dira en sa présence, ajuiqueleiltoinmes les plus hébétés peuvent foire. KleKeosd est que, bien qu'elles fissent plu* demclMMi anasi bien ou peut-être mieux qu'au- OD de Dooa, elles manqueroient infailliblement nqodqoesaotres, par lesquelles on découvri* nK qi'elks n'agi roient pas par connoissance , MiiseDlfiBieDt par la disposition de leurs orga- Mf ; ear, aa lieu que la raison est un instrument nimsel qoi peut servir en toutes sortes de rencntKs, oeg erganes ont besoin de quelque partiolib disposition pour chaque action particuiiin; d'oi ¥ient qu'il est moralement impossible fillyu ait aassi de divers en une machine pour b Ure agir en toutes les ooeurrenoes de la vie de ■^e h^ que notre raison nous foit agir. Or, pvm daoi mêmes moyens on peut aussi eon- Mttre la différence qui est entre les hommes et lKUta;eare'estnne chose bien remarquable qu'il l'y I point d'hommes si hébétés et si stupides, Boseaeioepler même les insensés, qu'ils ne iBKol capables d'arranger ensemble diverses pa* N^, et d'ea composer un discours par lequel ils teteotendre leurs pensées, et qu'au contraire i&'T a point d'autre animal, tant parfait et tant knreoseiDeHt né qu'il puisse être, qui fosse le •«bliHe. Ce qui n'arrive pas de ce qu'ils ont taie d'organes, car on voit que les pies et les P'^^eU peuvent proférer des paroles ainsi !Q^ooiB, et toutefois ne peuvent parler ainsi ?*Mas, c'est-à-dire en témoignant qu'ils pen- Kateequlb disent, au lieu que les hommes qui «totDfciourdset muets sont privés des organes fBseneiït aux autres pour parler, autant ou plus f^ltthhea, ont coutume d'inventer d'eux-mêmes ^'Nvca «gués par lesquels ils se font entendre à ^^ iUiUi ordinairement avec eux ont loisir '*?P»«dre leur langue. Et ceci ne témoigne l^ialaaeotqoe les bêtes ont moinsde raison que *^««aïes, maisqu'eiles n'en ont point du tout ; •^▼olt ^ull n'en font que fort peu pour sa- ^'Nler'.etil^utenl qu'on remarque de l'I-

négalité entre les animaux d'une mlipe aussi bien qu'entre les hommes, et que les unp sont plus aisés à dresser que les autres. Il n'est pas croypble qu'un singe ou un perroquet qui sa* roit des plus parfaits de son espèce n'égalât en cela un enfant des plus stupides, pu du moins un enfant qui auroit le cerveau troublé , si leur âme n*étoit d'une nature toute (différente de la nétre. Et on ne doit pas confondre les paroles avec les mouvements naturels, qui témoignent les passions, et peuventêtre imités par des machines aussi bien que par les animaux, ni penser, comme quelques anciens, que les bêtes parlept, bien que noup n'entendions pas leur langage; car s'il étoitvral, puisqu'elles ont plusieurs organes qui se rapportent aux nêtres, elles pourroient aussi bien se faire entendre à nousqu*à leurs semblables. C'est aussi une chose fort remarquable que, bien qu'il y ait plusieurs animaux qui témoignent plus d'industrie que nous en quelques-unes de leurs actions, on voit toutefois que lea mêmes n'en témoin gnent point du tout en beaucoup d'autres; de façon que ce qu'ils font mieux que nous pe prouvent pas qu'ils ont de l'esprit, car à ce compte ils en auroient plus qu'aucun de nous et feroien| mieux en tout^ autre chose, mais plutôt (pi*Ilp n'en ont point, et que c'est la nature qui agit en eux selon la disposition de leurs organes, ainsi qu'on voit qu'une horloge, qui n'est composée que de ropes et de ressorts, peut compter les heures et mesurer le temps plus Justement que Qousaveç toute qotre prudence.

^'avois décrit après cela l'âme raisonnable, e| folt voir qu'elle ne peut aucunement être tirée de la puissance de la matière, aiqsi oue les autres choses dont j'avois parlé, mais qu'elle doit expressémentëtre créée, etcommentii ne suffit pasqu'ell^ soit logée dans le corps humain, ainsi qu'un pilote en son navire, sinon peut-être pour mouvoir ses membres, mais qu'il est besoin qu'elle soif jointe et unie plus étroitement avec lui, pouravoir outre cela des sentiments et des appétits semblablés aux nâtres, et ainsi composer yn vrai homme. Au reste, je me suis ici un peu étendu sur le sujet de rame, à cause qu'il est des plus Importants; car après Terreur de ceux qui nient Dieu, laquelle je pense avoir ci -dessus assez réfutée, il n'y en a point qui éloigne plutôt les esprits foibles du droit chemin do la vertu que d'imaginer que l'âme des bêtes soit de même nature que la nêtre^ et que par conséquent nous n'avons r{en à craindre ni à espérer après cette vie, non plus que les mouches et les fourmis ; au lieu que lorsqu^on sait combien elles diffèrent, on comprend beaucoup mieux les raisons qui prouvent que la nAtre est d'une nature entièrement indépendaat* dt

DISCOURS DE Là METHODE.— VI» PARTIE.

corps, et par conséqaent qu'elle n*est point sujette à mourir avec lu! ; puis, d'autant qu'on ne Toit point d'autres causes qui la détruisent, on eêi naturellement porté a juger de là qu'elle est immortelle.

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