Commeot tOHtes les planètes peuvent avoir été formées
Or, li on considère bien toutes ces choies, oq eo pourra tirer les raisons de tout ce qui a pu être obiervé jusques ici touchant les planètes, et voir qu'il n'y a rien en cela qui ne s'accorde parfaitement avec les loi» de la nature ci -dessus expli* quées; car rien n'empêche que nous ne pensioDs qup ce grand espace que nous nommons le premier ciel a autrefois été divisé en quatorse tourbillons, ou en davantage, et que ces tourbilloos qqt ét^ telleineni disposés que les astres qu'ili avplept en leurs centres se sont peu à peu couverts de plusieurs tadiea, ensuite de quoi les plus petits ont été détruits par les plus grands en la bcnn qui a été décrite. A savoir, on peut penser que les deuY toiirbilloos qui avoient les astres que nous nommons maintenant Jupiter et Saturne en leurs centres étoient les plus grands, et qu'il yen avoit quatre moindres autour de celui de Jupiter dont les astres sont descendus vers lui, et ce sont les quatre petites planètes quQ nous y voyous; ppis qu'il y en avoit aussi doux autres autour de oelnf de Saturne, dont les astres sont descendus vers lui en même façon (au moins s'il est vrai que Saturne ait proche de soi deux autres moindres planètes, ainsi qu'il semble paroitre); et que la lune est aussi desœndue vers la terre lors* que le tourbillon qui la contenoit a été détruit; et enfin que les six tourbillons qui avoient Mer* cure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter et Saturne en leurs centres étant détruits par un autre plus grand, au milieu duquel étoit le soleil, (eus ces astres sont descendus vers lui et s'y sont disposes en la façon qu'ils y paroissent à présent; mais que, s'il y a eu encore quelques autres tourbil* Ions eo l'espar qui comprend maintenant le pre« mler ciel, les astres qu'ils avoient en leurs oeotres étant devenus plus solides que Saturne se sont convertis en comètes«
Ui, PoqrquoI toutes lespluètes oe sont ftAtgUiau^^ tantes du eoleU.
Ainsi , voyant maintenant que les principales planètes. Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter et Saturne font leurs cours à diverses distances du sQleii, nous devons juger que cela vient de ce qu'elles ne sont pas également solides, et que ce sont celles qui le sont moins qui s'en approchent davantage. Et nous n'avons pas sujet de trouver étrange que Mars en soit plus éloigné que la terre, nonobstant qu'il soit plus petit qu'elle, parce que ne n'eit pas la seuh grandeur qui fuit qne lej
TRp|si£|Ai Partie;.
corps sont 4oli4M, et quMl le peot être plas que la terre, encore qu*i{ |)§ §q\\ pas si grand.
in plD$ proches da $oleO m meuvent ph» lixe que IM |ili|s éHoi^ôf^, pi toutefois wy (jettes, qoi ei) joot tort prôcbes. se meuveot moins vile qu'aucune pla-
Et voyiMit Qie les plaaites qui sont plus pro» difis du iolatl ae meuvent plus vite qqe celles qu| en sont ||lp9 él(^£es, nous penserons que oela arriTe i noat que la matière du preniier élément qnj OMptte le soleiU tour nani eitrémeqient vite sur mm taainPi aogmeqta da¥antaga le mouve* Mit 4fla Pirtlea du eiel qui sont proobea fl^ lui loedftteUaBquieaaottl plus loin, Bt oependanft um M iMNivarpna point iliange que les taebea qui pMMueut sur sa superikie se meuvent plof Imile^NNit qu'amène planète, en sqrte qu'elles papWimt Miviron viogt*siz jaurs à faire leur tour qui eet bf I petit, a|i lieu que Meretire n'emploie ims trois mois i foire le sien qui est plus de siôânta ft>is plus grand \ et que Saturne achève le MB Ml trente ans, ce qu'il ne devroit pas faict au OBOt s'il a'alloit point plus vite que ces taches, i caoie que le chemin qu'il fait est environ deni pille lois plus grand que le leur. Car on peut peoaar que » qui les retarde est qu'elles sont jûiiitea i l'Air que j'ai dit ci-dessus devoir être autouf du soleil, parce que cet air 8*étend jusque vcfs lit libère de Mercure, ou peut-être mime plue loîii, et que les parties dont il est composé, ayaot des figures fort irrégulières, s'attachent les BB6a aus autres et ne se peuvent mouvoir que lentes eneen^ble, mi sorte que celles qui sont sur laaup^r&ie du soleil avec ses taches ne peuvent frire guire plus de tours autour de lui que celles qui ecHit Ter» la sphère de Blercure, et par cpnséqueBt doiveot aller beaucoup plus lentement; ainsi qu'ion voit en une roue, lorsqu'elle tourne, que lei parties proches de son Wre vont beau* coup moîna yite que celles qui sont en sa oirr esnléreoce.
tfS. VQWffoi la lifoe loqrpe autoiir de l{t terre.
Puis Toyant que la lune a son cours nonsndement autour du soleil, mais aussi autour de la terre, nous jugerons que pela peut être arrivé de oe qa*elle est descendue dans le tourbillon qui iTait la terre en son centre, auparavant que la terre At descendue vers le soleil, aiasi que quatre tatres planètes sont descendues vers Jupiter ; ou pfaaAt de ce qae, n'étant pas moins solide que la terre ^ toutefois étant plus petite, sa solidité est cause qu'elle doit prendre son cours à même dktanœ du soleil, et sa petitesse qu'elle s'y doit mouvoir plus vîtCi ce qu'elle m (lieut faire sinon eu
tournant aussi autour de la terre. Soit par exemple S * le soleil, et NTZ le cercle suivant lequel la terre et la lune prennent leurs cours autour dq lui ; en quelque endroit de ce cercle que la lune ait été au commencement, elle a dû venir bientét vers A, proche de la terre T, puisqu'elle ^lloit plus vite qu'elle ; et trouvant au point A qne la ierre avec l'air et la partie du ciel qui l'environne Ii|i faisoit quelque résistance, elle a dû se détourner vers B; je dis vers B plutôt que vers D, parce qu'en cette façon le cours qu'elle a pris q été moins éloigné de la ligne droite. Et pendant que la lune est ainsi allée d'A vers B, elle a disposé la matière du ciel contenue f|ans le cercle 48C9 4 tourner avec l'air et la terre autour du centre T, et y faire comme un petit tourbillon qui a tonjoqrs depuis CQUtiuwé spu ceurs avec la luuq et la terre, suivant le cercle TZN. autour .4u iul^t|«
m. nHirquql \^ imm t<nime autour de ion penure.
Ce)a n'est pa? toutefois la seple cause qui fait que la terre tourne sur ^on essieu ; car, puisque nous la considérons comment pHe avoit été autrefois une étoile fixe qui occupoit le centre d'up tourbillon particulier dans le ciel, nous devons penser qu'elle tournoit dès lors en cette sorte, ei que la matière du premier élément, qui est toujours demeurée depuis en son centre, continue de la mouvoir en même façon.
fSf . Pourquoi la lune se meut plus vite que la terre*
8t on n'a point sujet de trouver étrange qw la terre fasae presque trente tours sur son esileu pendant que la lune en fait seulement un, suivant le cercle ABGD, parce que la circonférence de ce percle étant environ soixante bis aussi g paudequq le cirouit de la terre, <^a fait que le mouvement de la lune est encore deui ibis aussi v^ que eelni de la terre. Et parce que c'est la matière du cie) qui les emporte toutes deux, et qui vraisemblablement se meut aussi vite contre la terre que vers la lune, je ne pense pas qu'il y ait d'autre raison pourquoi la lune a plus de vitesse que la terre, sinon parce qu^eîle est plus petite*
iSS. Pourquoi c'est toujours un même e6té de la hme qnl su tourné i9n U u^rrcw
On n'a paa sujet aussi de trouver étrange que ce soit toujours à peu près le Q)6me cété de la lune qui est tourné vers la terre. Car on peut aisément se persuader que pela vient de ce que son autre cété est quehiue peu plus solide, et, par consé^ quentî doit décrire le dIus grand cerclci suivant
(f ) Voyc» Û«uro xxv.
LES PRINCIPES DE Lk PHILOSOPHIE.
ce qui a cl-denus ^té remarqué touchant les comètes. Et certainemeQt toutes ces inégalités en forme de montagnes et de vallées, que les lunettes d'approche font voir sur celui de ses cAtés qui est tourné vers nous, montrent quMl n'est pas si solide que peut être son autre cAté. Et on peut attribuer la cause de cette différence à l'action de la lumière , parce que celui des cAtés de la lune qui nous regarde ne reçoit pas seulement la lumière qui vient du soleil ainsi que l'autre, mais aussi celle qui lui est envoyée par la réflexion de la terre, au temps des nouvelles lunes.
IBS. Pourquoi la lune va plus vite et s*écarte moins de sa route, étant pleine on nouieile, que pendant son croissant ou son décours.
On ne se doit pas non plus étonner de ce que la luoe se meot un peu plus vite, et se détourne moins de sa route en tous sens lorsqu'elle est pleine ou nouvelle, c'est-à-dire lorsqu'elle est vers B on vers D, que pendant son croissant ou son décours, c'est-à-dire pendant qu'elle est vers A ou vers G ; car la matière du ciel qui est contenue en Tespace ABCD est composée des parties du second élément, semblables à celles qui sont vers N et vers Z, et par conséquent un peu plus grosses et un peu moins agitées que celles qui sont phis bas que D vers K, mais au contraire plus petites et plus agitées que celles qui sont plus haut que B vers L ; ce qui fait qu'elles se mêlent plus aisément avec celles qui sont vers N et vers Z qu'avec celles qui sont vers K ou vers L ; et, ainsi que le cercle ABCD n'est pas exactement rond, mais plus long que lai^e en forme d'ellipse, et que la matière du ciel qu'il contient, allant plus lentement entre A et C qu'entre B et D, la lune qu'elle emporte avec soi y doit aussi aller plus lentement, et y faire ses excursions plus grandes, tant en •'éloignant qu'en s'approchant de la terre ou de l'écliptique.
IM. Pourquoi les planètes qui sont autour de Jupiter y tournent fort vite, et qu'il n*en est pas de même de ccUes qu'on ' dit être autour de Saturne.
De plus, on n'admirera point que les deux planètes qu'on dit être auprès de Saturne ne se meuvent que fort lentement ou peut-être point du tout autour de lui ; et, au contraire, que les quatre qui sont autour de Jupiter s'y meuvent fort vile ; et même que celles qui sont les plus proches de lui se meuvent plus vile que les autres. Car on peut penser que cette diversité est causée de ce que Jupiter, ainsi que le soleil et la terre, tourne sur son essieu, et que Saturne, qui est la plus haute planète, tient toujours un même cêté tourné vers le centre du tourbillon qui la contient ainsi que la lune et les comètes.
188. Pourquoi les pôles de féquateur sont fort Joignes de oeas derédioUque.
On n'admirera point aussi que l'essleo sor lequel la terre fait son tour en un jour ne soit pas parallèle à celui de l'écliptique sur lequel elle fait son tour en un an, et que leur incUnation, qui fait la dilTérenee de l'été et de l'hiver, soit de plus de vingt-trois degrés. Car le mouvement annuel de la terre dans l'écliptique est principalement déterminé par le cours de toute la matière céleste qui tourne autour du soleil, comme il paroîtde ce que toutes les planètes s'accordent en cela qu'elles prennent leurs cours à peu près suivant l'écliptique ; mais ce sont les endroits du firmament d'où viennent les parties cannelées da premier élément qui sont les plus propres à passer par les pores de la terre, lesquelles déterminent la situation de l'essieu sur lequel elle fait son tour chaque jour, ainsi que ces parties cannelées causent aussi la direction de l'aimant, comme il sera dit ci-après. Et puisque nous considérons tout l'espace dans lequel est maintenant le premier ciel comme ayant autrefois contena quatorxe tourbillons, ou plus, aux centres de»" quels il y avoit des astres qui sont convertis en planètes, nous ne pouvons supposer que les essieux sur lesquels se mouvoient tous ces astres fussent tournés vers un même cêté, parce que cela ne s'accorderoit pas avec les lois de la nature, ainsi qu'il a été démontré ci-dessus ; mais nous avons raison de penser que les pMes du tourbillon qui avoit la terre en son centre regardoient presque les mêmes endroits du firmament vis-à-vis desquels sont encore à présent les pèles de la terre sur lesquels elle fait son tour chaque jour,/et que ce sont les parties cannelées qui viennent de ces endroits du firmament, lesquelles, étant plus propres à entrer en ses pores que celles qui viennent des autres lieux, la retiennent en cette situation.