‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 172 sur 306 · La cinquième · texte numérisé non relu

La cinquième

Puis enfln^ que la force de continuer ainsi à se mouvoir est plus durable et plus constante dans les planètes que dans la matière du ciel qui les environne, et même qu'elle est plus durable dans une grande planète que dans une moins grande. Dont la raison est que les moindres corps, ayant plus de superûqie è raison de la quantité de leur matière que n'en ont ceux qui sont plus grands, rencontrent plus de cboses eo leur chemin qui empêchent ou détournent leurinouvement ; et qu'une portion de la matière du ciel qui égale en grosseur une planète est composée de plusieurs petites parties qui se doivent toutes accorder à un même tnouvement pour égaler celui de cette planète, mate qui, n'étant point attachées les unes aux autres, peuvent être détournées de ce mouvement, chacune à part, par les moindres causes ; d'oA II suit qu'aucune planète ne se meut si vite que les petites parties de la matière du ciel qui l'environnent, parce qu'elle peut seulement égaler celui de Wurs mouvements selon lequel elles s'anoordent h suivre toutes un même cours ; et que, d'autant qu'elle^ sont divisées, elles en ont toujours quel-» ques autres qui leur sont particuliers. Il suit aussi de cela que lorsqu'il y a quelque cause qui aug* mente, ou retarde, ou détourne le mouvement de Ofitto watiire du <^el, la même wm m peut pu

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