Pourquoi U peut être focOement dilaté et oondcosé
Et cela fait que l'air est aisément condensé par lo froid et dilaté par la chaleur ; car ses parties étant presque toutes fort molles et flexibles, ainsi que des petites plumes ou des bouts de cordes fort déliées, chacune se doit d'autant plus étendre qu'elle est plus agitée, et par ce moyen occuper un espace sphérlque d'autant plus grand ; mais, suivant ce qui a été dit de la nature de la chaleur, elle doit augmenter leur agitation, et le froid la doit diminuer.
47. l>*oCi Vient qtt*{I a beaucoup de force à se dilater étant preBBé en certaines macblnes.
Enfin, lorsque l'air est renfermé en quelque vaisseau dans lequel on en fait entrer beaucoup plus grande quantité qu'il n'a coutume d*en con* tenir, cet air en sort par après avec autant de force qu'on en a employé à l'y faire entrer, dont la raison est que, lorsque l'air est ainsi pressé, chacune de ses parties n'a pas à soi seule tout l'espace sphérlque dont elle a besoin pour se mon* voir, à cause que les autres sont contraintes da prendre une partie du même espace, et que rete« nant cependant l'agitation qu'elles avoient, àcauae que la matière subtile qui continue toujours de couler autour d'elles leur fait retenir le même degré de chaleur, elles se frappent ou se poussent les unes les autres en se remuant, et ainsi s'accordent tontes ensemble à faire effort pour occuper plus d'espace qu'elles n'en ont; ce qui a servi de fondement à l'invention de diverses machines, dont les unes sont des fontaii^ où l'air ainsi renfermé fait sauter l'eau tout de même que si elle venoit d'une source fort élevée ; et les autres sont comme de petits canons qui , n'étant chargés que d'air, poussent des balles ou des flèches presque aussi fort que s'ils étoient chargés do poudre.
4S. De la nature de reau, et pourquoi eBe se dianse ais^ ment en air et en glace.
Pour ce qui est de l'eau, j'ai déjà montré comment elle est composée de deux sortes de parties, toutes deux longues et unies, dont les unes sont molles et pliantes, et les autres sont roides et inflexibles ; en sorte que, lorsqu'elles sont séparées, celles-ci composent le sel et les autres composent l'eau douce. Et parce que j'ai assez curieusement fait voir dans les Météores comment toutes les pro. priétés qu'on peut remarquer dans le sel et dans l'eau douce suivent de cela seul qu'ils sont composés de telles parties, je n'ai pas besoin d'en dire autre chose, sinon qu'on y peut remarquer la suite et la liaison des choses que j'ai écrites, et comment, de ce que la terre s*est formée en la façon que je viens d'expliquer, on peut conclure qu'il y a maintenant telle proportion entre la grosseur des parties de l'eau et celle des parties de l'air, et aussi entre ces mêmes parties et la force dont elles sont mues par la matière du second élément, que lorsque cette force est quelque peu moindre qu'à l'ordinaire cela suffit pour faire que les vapeurs qui se trouvent en l*air prennent la forme de l'eau, et que l'eau prenne celle de la glaœ; comme au contraire, lorsqu'elle est tant soit peu plus grande, elle élève en vapeurs les plus flezl-