Pourquoi II y a des mines de sel en quelqaesiDODtasiMi
Et cet exemple sert aussi à entendre comment il s'est assemblé quantité de sel en certaines montagnes, dont on le tire en forme de pierres pour s'en servir ainsi que de celui qui se fait de l'eau de la mer ; car cela vient, de ce que les parties de l'eau douce qui ont amené du sel de la mer Jusque là ont passé outre en s'évaporant, et qu'il ne les a pu suivre plus loin.
es. Poorqool, ovtre le sel commun, on en trouva quelques autres espèces^
Mais il arrive aussi quelquefois que le sel qui vient de la mer passe par des pores de la terre st étroits, ou tellement disposés, qu'Us changent quelque chose en la figure de ses parties, au moyen de quoi il perd la forme du sel commun et prend celle du salpêtre, du sel ammoniac ou de quelque autre espèce de sel. Et outre cela, plusieurs des petites parties de la terre, sans Are venues de la mer, peuvent être de telles figures qu'elles entrent en la composition de ces sels ; car rien h'est requis à cet effet, sinon qu'elles soient assez longues et roides , sans être divisées en brandies ; et selon les autres dilTérences qu'elles ont elles composent des sels de diverses espèces.
70. Quelle dUKrenœ n y a id entre les Tapeurs, les esprits et les exhalaisons.
Outre les vapeurs qui s'élèvent des eaux qui sont sous la terre extérieure E , il sort aussi de ia terre intérieure grande quantité d'esprits pénétrants et corrosifs, et plusieurs exhalaisons grasses ou huileuses, et même de l'argent vif, lequel , montant en forme de vapeur, amène avec soi des parties des autres métaux; et, selon les diverses façons que ces choses se mêlent ensemble, elles composent divers minéraux. Je prends ici pour des esprits tant les parties des sucs corrosifs que celles des sels volatils, lorsqu'elles sont séparées l'une de Tautre et tellement mues que la force de leur agitation surpasse celle de leur pesanteur. 1^ bien que le mot d'exhalafscms soft
LES PRINCIPES DE LA. t^HILÔSOPHIE.
général « je ne le prends oéaDmoins maiDteoaDt que pour lignifier des parties de la matière du treisîÀiiie élément , séparées et agitées, comme celles des vapeurs ou des esprits , mais qui sont fort déliées et divisées en plusieurs branches fort pliantes , en sorte qu*elles peuvent servir à composer tous les corps gras et les huiles. Ainsi, encore que les eaux, les sucs corrosifs et les huiles soient des corps liquides, il y a néanmoins cette différence que leurs parties ne font que ramper et glisser l'une contre Tautre, au lieu que ces mêmes parties, lorsqu'elles composent des vapeurs , des esprits ou des exhalaisons, sont tellement séparées et agitées qu'on peut dire qu'elles volent.
71. Comment leur mélaoge compose diverses espèces de pierres, dont quelques-unes sont transparentes et les autres tie le sont pas.
Et ce sont les esprits qui doivent être mus le plus fort pour voler en cette façon ; ce sont ceux aussi qui pénètrent le plus aisément dans les petite pores des corps terrestres, i cause de la force dont lli iOBt miis et de la Qgure de leurs parties ; ensuite de quoi ils s'y arrêtent et s*y attachent aussi le plus fort ; c'est pourquoi ils rendent ces corps plus durs que ne font les exhalaisons lii les vat>éurs. Au reste, à cause qu'il y a gi*ahdô difféteulbe entre ces trois sortes de fumées, que je nomme vapeurs, esprits et exhalaisons, selon ^uë leurs parties se mêlent et se joignent diversement soit avec les petites parties des corps terrestres, toit entre elles, elles composent toutes les diverses sortes de pierres et autres Corps qui se trouvent sous terré. Et quelques-uns de ces corps sont transparents, les autres ne le sont pas : car lorsque ces fumées ne font que s'arrêter dans les pores de quelque partie de la terre extérieure sans changer leur situation , il est évident que les corps qu'elles composent ne peuvent être transparente à cause que cette terre ne l'est pas ; mais lorsqu'elles s'assemblent hors de ces pores en quelques fentes ou concavités de la terre, les corps qu'elles composent sont liquides au commencement, et par même moyen transparents, ce qu'ils retiennent encore par après, bien que les fluides de leurs parties s'évaporant peu à peu, ils deviennent durs; et c'est ainsi que les diamants, les rtes, le cristal et autres telles pierres se prosent.
Ti. GomitieBt leè fliétadz tteimem dans les mines, et comment s'y Ait le temoHoo.
Ainsi les vapeurs de l'argent vif qui montent par les petites fentes et les plus larges pores de la terre intérieure amenant aussi avec soi des parties d'or, d'argent, de plomfi ou de quelque au-
tre métal, lesquelles y demeurent par après, biea que souvent l'argent vif ne s'y arrête pas, 1 cause qu'étant fbrt fluide il passe outre on bien redescend ; mais il arrive aussi quelquefois qu'il s'y arrête, à savoir lorsqu'il rencontre plusieurs exhalaisons dont les parties fort déliées enveloppent les siennes, et par ce moyen le changent en vermillon. Au reste, ce n'est pas le seul argent vif qui peut amener avec soi les métaux de la terre intérieure en l'extérieure ; les esprits et les eiha* laisons font aussi le semblable au regard de quelques-uns, comme du cuivre, du fer et de Tanti* moine.
78. Pourquoi les métaux ne se trouvent qtt^en certains eodroM de la terre.
Et il faut remarquer que ces métaux ne peuvent gaère monter que des endroits de la terre iaté« rieure auxquels touchent les pièces de l'extérieure qui sont tombées sur elle ; comme par exemple ea cette figure ils montent de I» vers V; et ce qui empêche qu'ils ne montent aussi des autres lieui est qu'il y a de l'eau entre deux, au travers de laquelle Ils ne peuvent être életés ; ce qui est cause qu*on ne trouve pas des métaux en tous les endroits de la terre.
U. PDdrqsol €mi ftrtadpaMSDt sa pied des 'nooiagaai du côté qui resarde le midi ou rorieot, qu'Us se lixmveoL
Il faut aussi remarquer quec*estordihairetteat par le pied des montagnes que tnoiltedt ces métaux, cohime ici de 5 vêts t y et que c'est li (iu'ill s'arrêtent le plus aisément pdiir faire dés ftiioei d'or, d'argent, de cuivre, ou semblAbles, icausd qu'il s'y trouve quantité de petites fentes ou de pores fbrt larges que ces métaui peuvent remplir i et même quIU ne ^'assemblent ^ufcre en ces moD^ iagnes que teh les dêtêâ qui sont ex^josés au midi ou à l'orient, à cause que ce sont ceux que la chs^ leur du soleil, qui aide à les faire monter, échaufffi le plus; ce qui s'accorde avec l'expérience, parce que ceux qui cherchent des mines n'ont coutume d'en trouver qu'en ces côtés-ià.
75. Que toutes les mines sont ea la terre eitëiiearr, et qu'on oe sauroil creuser Jusques à riniérieorc;
Mais il ne faut pas espérer qu*on puisse jamais, i force de creuser, parvenir jusques à cette terre intérieure que j'ai dit être entièrement métalll* que-, car, outre que l'extérieure qui est au-dessus est si épaisse qu'à peine la force des hommes pourroit suffire pour creuser au-delà, on ne mao-* queroit pas d'y rencontrer diverses sources, par lesquelles l'eau sortlroit avec d'autant plus d'impétuosité qu'elles seroient ouvertes plus bds, ed