‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 189 sur 306 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

quelques-unes de leurs parties, elles tendent à se remettre en leur première figure, tout de mAme qu'an arc qui est bandé) et qu'avec cela ils sont cassants ; car de ce qu'ils sont durs et roides, il arrive qu'en les frappant plusieurs de leurs petites parties s'approchent quelque peu les 'unes des autres sans se joindre entièrement pour cela, et que les intervalles qui sont autour d'elles deviranent si étroits que les parties du second élément en sortent toutes, de façon qu'ils ne demeurent remplis que du premier ; puis derechef, de œ qu'ils sont roides, sitôt que le coup a cessé, leurs parties tendent à reprendre leur première %ure ; et de ce qu'ils sont cassants, la force dont elles tendent ainsi à retourner en leurs places fait que quelques-unes se séparent entièrement des autres , au moyen de quoi , ne se trouvant environnées que de la matière du premier élément, elles se convertissent en feu. Par exemple, on peut penser que les petites boules qu'on voit entre les parties du caillou A ^ représentent le second élément qui est en ses pores, et que lorsqu'il est frappé d'un fusil, comme on voit vers B, toutes ces petites boules sortent de ses pores, lesquels deviennent si étroits qu'ils ne contiennent que le premier élément ; et enfin, qu'après le coup, ces parties du caillou étant rompues tombent en pirouettant, à cause de la violente dotation du premier élément qui les environne, et ainsi comoosent des étincelles de

«s. CaaomeDt oo en allume aosai en frottant un bois aec.

Si OD frappe du bols en même façon , tant sec qall puisse être, on n'en fera point sortir de feu pour cela; car il s'en faut toujours beaucoup qu'il ne scHt aussi dur qu'un caillou, et les premières de ses parties qui sont pressées par la violence du coup se replient sur celles qui les suivent et se joignent a elles avant que ces secondes se replient sur les troisièmes, ce qui fait que les parties du Koond élément (qui devrolent sortir de plusieurs de leurs intervalles en même temps, afin que le premier élément qui leur succède y pût agir avec quelque force) n'en sortent que successivement des premiers en premier Ueu, après des seconds, et ainsi de suite. Mais si on frotte assez fort ce fliCme bois pendant quelque temps, le branle que eette agitation donne à ses parties peut suffire poor diasser le second élément d'autour d'elles, H faire que quelques-iues se détachent des autr» ; aa moyen de quoi, ne se trouvant environnées que du premier élément, elles se convertis sent eu i«u.

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