‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 191 sur 306 · Gomment la seule agitaUon tfoncorpa le peut embrue · texte numérisé non relu

Gomment la seule agitaUon tfoncorpa le peut embrue

Car enfin, partout où se trouve une telle vitesse dans les parties des corps terrestres, il y a du feu, sans qu'il importe qu'elle en soit la cause. Et comme il est vrai que ces parties terrestres ne peuvent être environnées de la seule matière du premier élément sans acquérir cette vitesse, bien qu'elles n'en eussent point du tout auparavant , en même façon qu'un bateau ne peut être au milieu d'un torrent sans suivre son cours lorsqu'il n'y a point d'ancres ni de cordes qui le retiennent , il est vr^i aussi que lorsque, par quelque cause que ce soit, elles acquièrent cette grande vitesse, bien qu'il y ait plusieurs parties du second élément qui les touchent et qu'elles se touchent aussi les unes les autres , elles chassent Incontinent d'autour de sol tout ce qui peut empêcher leur agitation , en sorte qu'il n'y demeure que le premier élément, lequel sert à l'entretenir. Ainsi tons les mouvements violents suffisent pour produire du feu : et cela fait voir comment la foudre, les éclairs et les tourbillons de vent se peuvent enflammer; parce que, suivant ce qui a été dit dans les Météores, ils sont causés de ce que l'air qui est enfermé entre deux nues en sort avec une très grande vitesse lorsque la plus haute de ces nues tombe sur la plus basse.

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