‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 201 sur 306 · lets corps sont les plus propres a entretenir le fen · texte numérisé non relu

lets corps sont les plus propres a entretenir le fen

Pour ce qui est du bois et des autres corps durs dopt on peut entretenir le feu, ils doivent être «ompoaétde diverses parties, quelques-unes desqueUas aoleat asses petites, les autres un peu plus grosses, el qu'il y en ait ainsi par degrés jusques 4 celles qui sont les plus grosses de toutes ; et il y •0 doll avoir dont les figures soient assez irrégu- Mrea et comme divisées en plusieurs branches, «n «irte qu'il y ait parmi elles d'assez grands poses, aAn que les parties du troisième élément qui mil OBflammées, entrant en oes porcs, puissent

premièrement agiter les plus petites, puis par leur moyen les médiocres, et par le moyen de celles* ci les plus grosses ; et en même temps chaiier Is second élément, premièrement des plus petits pores, puis aussi de tous les autres, et edfln im* porter avec soi toutes les parties de ce corps, eicepté les plus grosses qui demeurent et oompoNot les cendres.

107. Pourquoi S y a dei eorps qui s*eiiflamiseiit, et â^mm que le il cdowne sma m saUnwisf .

Et lorsque les parties qui sortent en un mtms temps du corps qui brûle sont en assez grand oombre pour avoir la force de chasser les parties da second élément qui sont en quelque endroit ds l'air proche de ce corps» elles remplissent toat cet endroit de flamme; mais si elles sont en trop petit nombre, ce corps brûle sans s'enflammer. Et s'il est composé de parties si égales et tellement disposées que les premières qui s*embrasent aient la force d'embraser leurs voisines en se glissant parmi elles, le feu se conserve en ce corps jusques à ce quïl Tait consumé, comme on voit arriver aux mèches dont se servent les soldats pour leurs mousquets.

lOS, Comment le feu se conserve dans le charbon.

Mais si les parties de ce corps ne sont point ainsi disposées, le feu ne s*y conserve qu'en tant que les plus subtiles, qui sont déjà embrasées, se trouvant engagées entre plusieurs autres plus grosses qui ne le sont pas, ont besoin de quelque temps pour s'en dégager. Ce qu'on expérimente aux charbons, qui , étant couverts de cendres, conservent le feu pendant quelques heures, par cela seul que ce feu consiste en l'agitation de certaines parties du troisième élément assez petites, qui ont plusieurs branches, et qui, se trouvant engagées entre d'autres plus grosses, n'en peuvent sortir que l'une après l'autre, nonobstant qu'elles soient fort agitées, et qui peut-être aussi ont besoin de quelque temps pour être diminuées ou diviséest peu à peu par la force de leur agitation avant qu'elles puissent sortir des lieux où elles sont

100. ne la poudre à canon, qui se fait de soufre, de lalpètis et de ehari>on ; et, premièrement, du soufre.

Mais 11 n'y a rien qui prenne sitAt féu et qui la retienne moins longtemps que Aiit la poudre à canon ; de quoi on peut voir dairement la caose en considérant la nature du soufre, du salpêtre et du charbon, qui sont les seuls Ingrédients dont ou ht compose. Car, premièrement, le soufre est de aoi-rmême extrêmement prompt à s'enflammer, d'autant qu'il est composé des parceHes des socs

OtiitRlÉMÈ PAftîlE.

tigrei ou OM^rosifs, environDées àe la matière haiieoae qui se trouve aTec eux dans les mines, et fttl esl «iTlsée ekk lotîtes brahch^ Il déliée et si prmAeB h» unes de» luth» tiuMl ll*y a qti^ te pt^ Mer Mtne&t qtil t^ulëse passer parmi elles; 6è qii fiyt aussi que pour Tubage de la inédecibe ott marné to Mufre Ibrt chaud.

IISkMM^êCrSl

Pnhy pour ce qui est du salpAtre, il est composé des parties qui sont toutes longues et roides, slosi que celles du sel commun, dont elles dlITiient seulement en cela qu'un de leurs bouts est plus menu et plus pointu que Tautrei au lieu que les deux bouts des parties du sel commun sent îgaux entre eux ; ce qu*on peut connoître par expérience, en faisant dissoudre ces deux sels dans de Tean ; car, à mesure que cette eau s'évapore» les parties du sel commun demeurent couchées sur sa sliperficié, où elles composent des petits carrés, ainsi que j*ai expliqué dans les Météores ; nais les parties du salpêtre descendent au fond 00 s'attachent aux c6tés du vaisseaut et montrent par là que Tun de leurs bouts est beaucoup plus gros on plus pesant que l'autre.

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