QUATRIÈME PARTIE
à-dire h* terre, dnon dans les plas grosses paroeUes de cet air dans lesquelles 11 étoit demeuré des traces des conduits qui y avoîent été formés anparavant : et il a été dit depuis en cette dervÂre partie que toute ia masse de cet air s'est distinguée en quatre divers corps, qui sont l'air que nous respirons, Feau tant douce que salée, h terre sur laquelle nous marchons, et une autre terre intérieure d'où Tiennent les métaux, en laquelle toutes les plus grosses parcelles qui étoient aupararant en l'air se sont assemblées ; d'oà il smC qu'il ne peut y avoir aucuns conduits propres i recevoir les parties cannelées, ni dans l'eau, ni dans Fair qai est maintenant, tant à cause que les parœlks qui les composent sont trop menues, comme ausri à cause qu'elles sont toutes en action pour se ffloavoir séparément les unes des autres, de ùçoa qae, quand même il y auroit eu de tels ODndnifs en quelques-unes, il y auroit déjà longtemps qu'ils auroient été gâtés par un diangement si fréqiîeot, à cause qu'ils ont besoin d'une situation ferma et arrêtée pour se consenrer.
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Et parce qu'il a aussi été dit que la terre intérieure, d*oà Tiennent les métaux, est composée de deux sortes de parties, dont les unes sont divisées ai branches qui se tiennent accrochées ensemble et les autres se meuvent incessamment ji et là dans les intervalles qui sont entre ses bruidies, nous devons penser qu'il n'y a point de t^ conduits en ces dernières, pour ia raison qui vient d'être dite, et qu'il n'y a que celles qui sont divisées en branches qui en puissent avoir. Nous devons aussi penser qu'il n'y en a eu aucuns au oommencement en cette terre extérieure où nous habitons, parce que s'étant formée entre l'eau et Tair, toutes les parcelles qui l'ont composée étoient fort petites ; mais par succession de temps elle a reçu en soi plusieurs métaux qui sont venus de la terre intérieure; et bien qu'il n'y ait point aoasi de tels conduits en ceux de ces métaux qui sont composés de parties très solides et très fluides, comme l'or et le vif argent, il est néanmoins bti croyable qu'il y en a en celui ou en ceux dont ks parties sont divisées en branches, et ne sont pas solides à proportion de ce qu'elles sont grosses : ce qai se peut dire du fer ou de l'acier, et iQB pc^t d'aucun autre métal.
fSS. Ponrqool 0 y a de tels pores dans je fer.
Car nous n'en avons aucun qui obéisse plus Baiaisément au marteau sans l'aide du feu, qu'on fasse fondre avec tant de peine, ni qui se poisse rendre ai dur sans le mélange d'aucun autre corps.
ce qui témoigne que les parcelles dont il est oom* posé ont plus d'inégalités ou de branches, par le moyen desquelles elles se peuvent joindre et lier ensemble, que n'ont les parcelles des autres métaux. Il est vrai qu'on n'a pas tant de peine à le fondre la première fois après qu'il est tiré de ta mine, mais cela vient de ce que ses parties, étant alors tout-à-fait séparées les unes des autres, peuvent plus aisément être agitées par l'action du feu ; et bien que le fer soit plus dur et plus malaisé à fondre que les autres métaux, il ne laisse pas d'être l'un des moins pesants et de ceux qui peu* vent le plus aisément être dissous par les eauxfortes, et même la rouille seule peut le corrompre ; ce qui sert à prouver que les parcelles dont il est composé ne sont pas plus solides que celles des autres métaux, à proportion de ce qu'dles sont plus grosses, et que par conséquent il y a en elles plusieurs pores.
197. GonuDent peuvent être ces porei en chacone de lee parUes.
Je ne veux pas toutefois assurer que ces conduits tournés à vis qui donnent passage aux parties canndées soient tous entiers en chacune des parcelles du fer, comme aussi je n'ai aucune raison pour le nier ; mais il suffira ici que nous pensions que les figures des moitiés de ces conduits sont tellement formées sur les superficies de ces parcelles de fer que, lorsque deux de ces superficies sont bien ajustées l'une à l'autre, ces conduits s'y trouvent entiers: et parce que, lorsqu'un corps dur dans lequel il y a plusieurs trous ronds est rompu, c'est ordinairement suivant des lignes qui passent justement par le milieu de ces trous qu'il se divise, les parties de la terre Intérieure dans lesquelles il y avoit de tels trous étant celles dont le fer est composé, il est bien aisé à croire qu'elles n'ont pu être tant divisées par ia force des esprits ou sucs corrosifs qui les ont amenées dans les mines qu'il n'y soit au moins demeuré de telles moitiés de ces trous gravés sur leurs superficies
IBS. Comment Os y sont disposés à receroir les parties caaœiéesdes deux côtés.
Et il est à remarquer que pendant que les parcelles du fer sont ainsi montées dans les mines, elles n'ont pu retenir toujours une même situation, parce qu'ayant des figures irrégulières, et les chemins par où elles passoient étant inégaux, elles ont roulé en montant et se sont tournées tantAt sur un cdté tantêt sur un autre, et que, lorsque leur situation a été telle que les parties cannelées^qnf , sortant avec grande vitesse de la terre intérieure, cherchent en toute l'extérieure les passages qui sont les plus propres pour les recevoir) ont ren-
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LES PRINCIPES DE hk PBIU>SOPHlE.
coBUi ma qnl Mm fm cm puvBOflf in fer taurùéê a eûnln^seps, mA qu'Us fiment emiera iMi non, dlfit oui tait rebrootief tot pointai de cet peliles bittodict que j'ai dil être ooncfaéea dans leort replis, el oui bit peu a peu qo*eilea le sont entlèreoieiil renversées, eo sorte qu'elles ont pu entrer par le cAté de oes pores par où elles sortoieot auparavant \ et que, lorsque par après la situation de oes parcelles dq (ér a été dûingée, Taaion des parties cannelées a tait derechef que les petites branches qui avancent dans leurs pores se sont couchées de Tautre côté; et enfin que, lorsqu'il est arrivé que ces petites branches ont été ainsi repliées plusieurs feîs, maintenant sqr un cAté et après sur le cAté contraire, elles ont acquis une grande facilité à pouvoir par après de* reehef toe repUéea d'un oAté sur l'autre,