‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 211 sur 306 · Gommeot on ftdt da fer oq de ifader en ftmdant · texte numérisé non relu

Gommeot on ftdt da fer oq de ifader en ftmdant

Pour ca qui est d« la ^oine pe (er, lorsqu'on la feit fondre afin de la conyertir en fer ou en acier, il tant penser que les parcelles du métal, étant ^itéos par la cbaleurt se dégagent premièrement dea autroa patièrea arec qoi e^« spq( )»Aiéfs, e(

ne OMsst après de sa rswm afpirfmaiit ksmies des autres jusques i ce que leurs superficiel, où les moitiés des conduits d*de«us décrili sodI imprimées, soient teilemfnt ^ustées les unes aux autres que ces conduits s'y trouvent entien. Mais lorsque cela est, les parties cannelées, qoi ne sont pas en moins grand nombre daas le fea que dans tous les autres corps terrestres, prenaot incontinent leur cours par-dedans ces Qooduiu, empêchent que les petites superficies, par U coih jonction desquelles ils sont laits, ne changent i aisément de situation qu'elles fai^Q( auparavant; outre que leur mutuel attOMchemeot ^ la force de la pesanteur qui presse toutes \m parties du métal l'une contre l'autre aidep^ à lei retenir ainsi jointes. Et parce que cependant ces parties du inétal ne laissent pas 4« oontiniier à être agitées par le ton, cela bit que plnsieurs li'aooûrdani ensemble i «ui^ra un même mouvement, et ainii qqe toute la liqueur du métal l(mdu se divise es plusieuni peliUi tas ou petites gouttfis 4(^1 las wh perficies ^evîen^eiftl po|îM- Car MKItes les parcelles du métal, qui sont en quelque bçm jointes ensemble, composent une de ess goolles, laquelle éuint pressée de tous oOtés par les autres gouttes qui l'environnent el qui se peateet ^n autre aens qu'^, pas vne de 00s poistee oa branches de ces paroêUea ne asproit avaaoer tant soit peu plus que loi auirea hors da » sMparfinie qu'elle no sait inoontlneni lepouaiie len son oentre par les antres lauttes, ee qui p^W cette superficie ; et cela feit aussi que les parpeiies qui composent chaque goutte se resseneat et se joignent d'autant mieux enaefable.

lai. Pourqool fader est fort dor et roide et cassant

Lorsque le métal est a'uiai tondu et divisé sa petites gouttes qui se défont sans oessa e| se letot pendant qu'il demeure liquide, fi on letsit prooptement refroidir il devient de l'acier, qui est fort dur et roide , et cassant à peu près ooiome le verre. Il est dur, k cause que oes piarties sont fort étroitement jointea; il est roide et fait ressort, à cause que ce n*est pas Tarrangement de ses parties, mais seulement lu figure de ses pores qu'oa peut changer en le pliant, ainsi qu'il a tsntAt éii dit du verre; et il est cassant, i cause que les petites gouttes dont il est composa ne sont jointes que par l'atlouchement de leurs f upeifiriei» 1^ quelles ne se touchent Immédialamenl qu%B tet peu de petites parties.

14S. QucUe dilEàreDoe 0 7 a eou« le rimpte icr et Fader.

Mais toutes les mines dont on tiro ^n fer ae mt pas propres à faire c|e bon acier, et la mloa i^^S 09 fm poi^t fitir? d« U^ tKtil m 4<#i^ V>« ^

QDÂTRIfiMB PARTIB.

simple fer lonqu^on la fait ièndre à oq feu qui n'est pas tempéré comme il faut. Car si les parcelies de la mine sont trop rudes et inégales, en sorte qu'elles s'accrochept les unes aux autres aTaot. qu'elles aient eu le loisir d'ajuster leurs petites superficies et se distinguer en plusieurs petites gouttes en la façpn que j'ai expliquée, ou bien si le feu n'est pas assez fort pour faire que la mine fondue se distingue aipsi en plusieurs gouttes et que les parcelles de chacune de ces gouttes se resserrent ensemble ; ou enfin, s'il est 81 Tiolent qu'il trouble leur juste situation, ^lles ne composent pas de Tacier, mais seulement du fer commun.

io. Qnalltt ert la raisoo

des dhrenes trempes qu'on donne àrsder

Et lorsqu'on a de l'acier déjà fait, ?{ on le remet dans le feu, il ne peut pas aisén^ent être refondu et rendu semblable au fer commun, & cause que les petites gouttes dont il a été composé sont trop grosses et trop solides pour être remaées tout entiAres par l'actipn du feu, et que les parcelles de chacune de ces gouttes sont aussi trop bien jointes et trop serrées pour être tout-àfait séparées par cette même action : mais il peut être ramolli, à cause que toutes se^ parties sont ébranlées par la chaleur. Et 9i on te laisse par après refroidir assez leptemeAt, it ne devienl point d duTj si roide et si cassant OQmme il a été, nais demeure moii et pllaqt comme du fer ; dpnt la raison est que, pendant qu'il ^ refroidit, les petites branches des parcelles qui composent cha- CQDe de ses gouttes, et que j'ai dit être repoussées CD dedans par l'action des autres gou^t^s qui l'en- Tirounent, ont le loisir, à mesure qt;e la fprce de cette action diminue, de s'avancer quelque peu bors de sa superficie (suivant en cela leur plps naturelle situation), et par ce moyeu de s'accrocher et s'entrelacer avec celles qui s'avancent en même façon hors des superficies des autres gout-< ta : ce qui fait que les parcelles de chaque goutte De sont plus si étroitement jointes et resserrées ensemble, et aussi que ces gouttes ne se touchent plus immédiatement, mais sont seulement liées par les petites pointes ou branches qui sortent de lenrs saperflcies, au moyen de quoi l'acier n'est phB si dur, ni si roide, ni si cassant comme il a été. Mais 11 demeure toujours cette différence entre i'acier et le simple fer, qu'on lui peut rendre sa première dureté en le faisant rougir dans le feu et après refroidir tout à coup , au lieu que le fer commun ne peut être rendu si dur eu même façon ; dont la raison est que les parcelles de l'acier oe sont point si éloignées de la situation en laqneUe il ftiat quelles soient ppiir le fçi^dfç ff^\

dur qQ*elles d*]f puIsMiit être remises par Tactioii du feu, et la retenir lorsque le froid succède forj promptement à la chaleur ; au lieu que les parties du 1er, n'ayant jamais eu une telle situation, ne la peuvent ainsi acquérir. Or afin de faire que le fer ou l'acier se refroidisse fort promptement, oq a coutume de le tremper dans de l'eau ou daufi quelques autres liqueurs froides; comme, au çopt traire, afin qu'il se refroidisse lentement et devienne plus mou, on le trempe dans de l'huile ou dans quelque autre liqueur grasse ; et parce qu*4 mesure qu'il se rend plus dur il devient aussi pla9 cassant, les artisans qui en font des épées, des scies, des limes et autres Instrument^, n'em-? ploient pas toujours les plus froides llquetini à l9 tremper, mais celles qui sont tempérées et pr<h portionnées à l'effet qu'ils désirent. Ainsi, la trempe des limes et des burins est différente da celle des scies , des épées ou autres semblables ipstruments, selon que la dureté est plus requise aux uns qu'i^u^autrefi, et qu'il est plus ou moins à craindre qu'ils ne s^ cassept : c'est pourquoi 09 peut dire avec raisqq qu*ao tempèrn Taeier lors^ q^'on le trwi^ biep à PfQiM)a.

i44. QaeUedifKreQoeily^enlrelsiPQVWdiMmDttds rader et du fer*

poqp ea qui sst des petits eondults proprei | recevoir les parties cannelées, on eonnoh de ce qui a été dit qu'il y eu doit avoir en très grand nomr bre tant dans l*acier que dans le fer, et même beaucoup plus que dans l'aimant, dans lequel |l y a toujours plusieurs parties qui ne sont point métalliques. On eonnoh aussi que oes conduits doivent être beaucoup plus entiefs et plus parfaits daqs l'acier que dans le fep, et que les petites pointes que j^i dit être oouebées dans leurs replis ne s'y renversent pas si aisément d'un c6té sur l'antre qu'ils foutdaus le fer; preaiiteement, à cause que la miue dont on feit l'aeier est la plus pure et celle dont les parcelles ont le moins changé depuis qu'elles sont sorties de la terre intérieure, puis aussi à cause qu'elles y sont mieui agencées et plus serrées que daAs le fer. Enfin, on connoît que ces conduits ne sont point tous tournés ni daps l'acier ni dans le fer ainsi qu'ils sont dans l'aimant ; à savoir, en sorte que toutes les entrées des conduits par où les parties cannelées qui viennept du pâle austral peuvent passer regardent un même cAté, et que toutes celles qui peuvent recevoir les parties cannelées qui viennent du pAle septentripnal regardent le cAté contraire ; mais que ces eon« duits y sont tournés en diverses façons et sans ancup ordre certain, à cause que l'action du feu a diver^iiaant changé leur situation. 11 est vrai que pendant (e moment fua œtte aotloi césw, el ^pie

LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE

fe fer ou Tacier embrasé ae refroidit, les parties cannelées qui coulent toujours par le dessus de la terre d'un de ses pAles yers Tautre peuyent disposer quelques-uns de leurs conduits en la façon qu'ils doivent être, afin qu'elles y aient libre passage; et elles peuvent aussi disposer ainsi peu & peu quelques-uns des pores de Tacier ou du fer qui n*est point embrasé, lorsqu'il demeure longtemps en une même situation, mais parce qu'il y a beaucoup plus de tels conduits dans le fer et dans l'acier que les parties cannelées qui passent par l'air n'en peuvent remplir, elles n'en peuvent ainsi disposer que fort peu ; ce qui est cause qu'il D'y a point de fer ni d'acier qui n'ait quelque cbose de la vertu de Faimant, bien qu'il n'y en ait presque point qui en ait tant qu'il n*en puisse avoir encore davantage.

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