‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 215 sur 306 · QUATRIEME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE

traiiTent en Tdr qui les envIroDDe Ciit qoe la plupart retoaraent par cet air vers Faatre cAté de cet aimant, par lequel elles entrent derechef: etaioal pluaieura demmrant autour de lai, elles y font une espèce de tourbillon, tout de même qQ*il a été dit qu'elles font autour de la terre. De lorte que toute cette terre peut aussi être prise pour un aimant, lequel ne diffère point des autres, sinon en ce qu'il est beaucoup plus grand, et que sur sa superficie où nous vivons sa vertu ne paroit pas Atre bien forte.

IS3. VwxrqoùX deux aliôants 8*âppitocheot Tan de raotre, et qfltMbm la spMre de leur ^rto.

Outfv que deui aimants qai sont proches se toorneBl jusqiiea à ce que le pèle austral de Tan refarde la pMe boréal deFautre, ils s'approchent su SB tournant, ou bien, après s*ttre ainsi tour-» aés, jusques à ce qu'ils viennent à se toucher, lors> que rien n'empècÂie kur mouvement; car il faut remarquer que les parties cannelées pussent beau^ coup plue vite par les conduits de Talmant que par Tair, dans lequel leur cours est arrêté par le ncend et froisièBe élément qu'elles rencontrent $ ao lîea qu*en oei conduite elles ne ee méieàt qa avec la plue subtile matière du preailer élé^ ment, laquelle augmente leur vitesse. C'est pourquoi elles contfntïeDt qoetqae pen en ligne droite, après être sorties de l'aimant , avant que la résistance de l'aîr les puisse détourner; et si en l'espace par ou elles vont ainsi en ligne droite, elles rencontrent les conduits d'un autre aimant qui soient dispesés à les recevoir, eiles titrent eu 0^ autre aimant an lieu de se détourner, et, chassant l'air qui est entre ces deux aimants, font qulls s'approc^nt l'on de l'autre. Par exemple, i» parties cannelées qui coulent dans les conduite de raimant marqué 0 S les unes de B vers A et iesautree d^A vers B, ont la force de passer outre en llguo droite des deux c6tés jusqu'à R et S, avant que la résistance de l'air les contraigae de prendre leur cours de part et d'autre vers Y. El aetez que tout l'espace RYS, qui contient le tour* billoo %iae font les parties cannelées autour de est aimant O , -se nossme la sphère de son acti* vite ou de sa vertu, et que cette sphère est d'an^ tant plue ample qu'il est plus grand, ou du moins (pi'il est plus long, parce que les parties eanne- Mes, y coulant par de plus longs conduits, ont loisir d'y acqiBérir la force de passer plus avant dans l'air en ligne droite; ce qui fait que la vertu des cprande aimante s'étend toujours beaucoup plus loin que celle des petits^ bien que d'ailleurs elle sait quekmefois plus foiUe, à lavoir lorsqu'il

if} Toyez fisure xuix.

n*y a pas tant de eondolte propres A Mevolr Ma parties cannelées dans on grand aimant que dans un moindre. Or, si la sphère de la vertu de l'aimaut 0 était entièrement séparée de celte de l'aimant P, qui est TXS, encore que les parties cannelées qui sortent de cet aimant 0 poussassent l'air qui est vers R et vers S comme elles font , elles ne le chasseroient point pour cela des lieux où il est, à cause qu'il n'auroît point d'autre lieu où il pût aller pour éviter d'être poussé par elleà et rendre leur cours plus facile. Mais maintenant que les sphères de ces deux aimants sont tellement jointes en S que le pôle boréal de l'un regarde le pèle austral de l'autre, il se trouve un lieii ou l'air qui est vers S peut se retirer, à savoir vers A et vers T, derrière ces deux aimants, en faisant qu'ils s'approchent l'un de l'autre; car il est évident que cela facilite le cours des parties cannelées, auxquelles il est plus aisé de passer eh ligne droite d'un aimant dans Tautre que de (aire deut tourbillons séparés autour d'eux ; et elles peuvent ainsi passer en ligne droite de l'un dans l'autre d'autant plus aisément qu'ils sont plus proches : c'est pourquoi elles chassent vers R et vers T l'air qui se trouve entre deux ; et cet air ainsi chassé fait avancer les deux aimants d'R et T vers S*

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