‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 216 sur 306 · Pourquoi aussi qodqoefeis ili se fcdeDt · texte numérisé non relu

Pourquoi aussi qodqoefeis ili se fcdeDt

Mais cela n'arrive que lorsque le pôle austral de l'un de ces aimants est tourné vers le boréal de Tautre; car, au contraire, ils se reculent et se fuient l'un l'autre lorsque ceux de leurs péles qui se regardent sont de même vertu, et que leiv situation , ou quelque autre cause , les empêche tellement de se tourner qu'elle ne les empêche pas pour cela de se mouvoir en ligne droite ; dont la raison est que les parties cannelées qui sortent de ces deux aimants, ne pouvant entrer de Fun dans l'autre, se doivent réserver entre deux quelque espace pour passer en l'air d'alentour. Paf exemple, si l'aimant 0< flotte sur l^eau danâ une petite gondole, en laquelle il soit tellement planté sur son pâle boréal B qu'il ne se puisse mouvoir qu'avec elle, et que tenant l'aimant P avec la main en sorte que son pôle austral a soit tourné vers A, le pôle austral de l'autre, on l'avance peu à peu de P vers Y, il doit faire que l'aimant O se recule d'O vers Z avant que de le toucher, i cause que les parties cannelées qui sortent de l'endroit de chacun de ces aimants qui est visà-vis de l'autre aimant doivent avoir quelque espace entre ces deux aimants par où elles puissent passer.

(1) Voyez figure IL.

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LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE

186. Poorquol, lonqu'un almaot «et divisé, les parUes qui ont été Jointes se fidcot.

Des choses qui ont déjà été dites, on voit clairement que si un aimant est divisé en deux pièces suivant la ligne qui joint ses deux pôles, et qu'on tienne Tune de ces pièces pendue à un filet audessus de l'autre, elle se doit tourner de soi-même et prendre une situation contraire à celle qu'elle a eue : car avant la division ses parties australes étoient jointes aux parties australes de l'autre pièce, et les boréales aux boréales; mais lorsqu'elles sont séparées, les parties cannelées qui sortent du péle austral de l'une de ces pièces prennent leur cours par dedans l'air vers le pèle boréal de l'autre; au moyen de quoi elles font que a S le pèle austral de celle qui est susp^due, se tourne vers B, le pôle boréal de l'autre, et b vers A.

186. Commeot ii arrive que deux parties d*no aimant qui se toociient deviennent deux pôles de vertu contraire lorsqu'on le divise.

On voit aussi pourquoi lorsqu'un aimant est divisé en telle sorte que le plan de la division ooupe à angles droits la ligne AB^ qui joint ses deux pèles, les deux points de cette ligne qui se touchoient avant qu'elle fftt divisée, et qui sont Tune en l'une de ses pièces et Tautre en l'autre, «omme sont ici 6 et a, y sont deux pôles de vertu contraire, à cause que les parties cannelées qui peuvent sortir par l'un peuvent entrer imr l'autre.

187. Coniment la vertu qui est en chaque peUte pièce d*un almaot est semblable à celle qui est dans le tout.

De plus, on voit comment la vertu de tout un aimant n'est pas d'autre nature que celle de chacune de ses parties , encore qu'elle paroisse tout autrement en ses pôles qu'ailleurs : car elle n'y €tt pas autre pour cela ; mais elle y est seulement plus grande, à cause que la ligne qui les joint est la plus longue, et qu'elle tient le milieu entre toutes les lignes suivant lesquelles les parties cannelées passent au travers de cet aimant, au moins dans un aimant sphérique, à Texemple duquel on juge que les pôles des autres aimants sont les points où leur vertu paroît le plus ; et cette vertu D'est pas aussi autre dans le pôle austral que dans le boréal, sinon en tant que ce qui entre par l'un doit sortir par l'autre. Mais il n'y a point de pièce d'aimant tant petite qu'elle soit, en laquelle il y ait quelque pore par où passent les parties cannelées, qu'a n'y ait un côté par où elles entrent

(1) Voyez figure xu.

(!) Voyez figure xlu.

et un autre par où elles sortent, et par couéquent qui n'ait ses deux pôles.

. I8S. Comment cette valu est oonununiqaée an fer ptr Taimant.

Et nous n'avons pas sujet de trouver étrange qu'un morceau de fer ou d'acier étant approché d'une pierre d'aimant en acquière iDOontioeotla vertu ; car, suivant ce qui a été dit, il a déjà des pores propres à recevoir les parties cannelées aussi bien que l'aimant, et même en plus grand nombre; c'est pourquoi il ne loi manque rieo pour avoir la même vertu, sinon que les petites pointes qui avancent dans les replis de ses pores y sont tournées sans ordre, les unes d'une bçon et les autres d'une autre, au lieu que toutes celles des pores qui peuvent recevoir les parties cannelées qui viennent du nord devroient être cauchées sur un même côté, et toutes les antres sur le cité contraire ; mais lorsqu'un aimant est prodie de lui, les parties cannelées qui sortent de cet aimant entrent en tel ordre et avec tant d'impétuosité dans ses pores qu'elles ont la force d*y disposer ces petites pointes en la façon qu'il faut; et ainsi elles donnent au fer tout ce qui lui manquoit pour avoir la vertu de l'aimant.

189. Comment eUe est communiquée an fer diversement, à raison des diverses façons que Faimant est tourné vers lui.

Nous ne devons point admirer non plus que le fer reçoive diversement cette vertu, selon les divers côtés de l'aimant auxquels il est appliqué. Car, par exemple, si RS l'un des bouts du ferBST, est mis contre B, le pôle boréal de l'aimant P, ce fer recevra tellement la vertu de cet aimant que R sera son pôle austral et T le boréal ; à cause que les parties cannelées qui viennent du sud dans la terre et en sortent par le nord entrent par R, et que celles qui viennent du nord, après être sorties de la terre par A et avoir fait le tour de part et d'autre par l'air, entrent par T dans le fer. Si ce même fer est couché sur l'équateur de cet aimant (c'est-à-dire sur le cercle également distant de ses pôles), et que son point R soit tourné vers B, comme on le voit sur la partie de l'équateur marquée C, il y recevra sa vertu en même sens qu'auparavant et R sera encore son pôle austral, à cause que les mêmes parties cannelées y entreront ; mais si on tourne ce point R vers A, comme on le voit sur l'endroit de l'équateur marqué D, il perdra la vertu du pôle austral et deviendra le pôle septentrional de ce fer, à cause que les parties cannelées qui entroient auparavant par R entreront par T, et celles qui entroienlpar Ten-

(t) Voyez figure xuu.

QUATWEMli PARTIE.

treroDt par R. EnfiOf si S, le point du milieu de ce fer, touche le pAIe austral de cet aimant, les parties cannelées qui Tiennent du nord entreront dans le fer par S et sortiront par ses extrémités R et T, an moyen de quoi il aura en son milieu la vertu du pAle boréal et en ses deux bouts celle du pAle austral.

160. Poorquoi néanmoiiM un fer qui est plu» k>Dg que large iri épais la reçoit tovdours suhrant sa longueur.

Et 0 n'y a point en tout cela de difficulté, sinon qu'on peut demander pourquoi les parties cannelées qui, sortant du pÂle A de Taimant, entrent par S, le milieu du fer, ne vont pas plus outre en li^e droite vers E, au lieu de se détourner de part et d'autre yers R et vers T ; à quoi il est aisé de répondre que ces parties cannelées trouvant des pores dans le fer qui sont propres à les recevoir, et n'en trouvant point dedans Tair, sont détournées par la résistance de cet air, et coulent le plus loi^mps qu'elles peuvent par dedans le fer, lequel pour cette cause reçoit toujours la vertu de l'aimant suivant sa longueur lorsqu'il est notablement plus long que large ou épais.

fSL Fourquoi raimant ne perd rien de sa vertu en la cornmoniquant an fer. l

U est aisé aussi de répondre à ceux qui demandent poorqooi l'aimant ne perd rien de sa force, encore qu'on fasse qu'il la communique à une fort grande quantité de fer ; car il n'arrive aucun changerait en l'aimant de ce que les parties cannelées qui sortent de ses pores entrent dans le fer plutôt que dans quelque autre corps, sinon en tant que, passant plus facilement par le fer que par d'autres corps, cela fait qu'elles passent aussi plus librement et en plus grande quantité par l'aimant lorsqu'il a du fer autour de lui que lorsqu'il n'en a point; ainsi, au lieu de diminuer sa vertu, il rangmeiiie en la communiquant au fer.

tsa Foarqooi eOe se communique au fer fort promptement, ei comment elle y est affermie par te temps.

Et cette vertu est acquise fort promptement par le tbr^ i cause qu'il ne faut guère de temps aux parties cannelérâ qui vont très vite pour passer de l'un de ses bouts jusques à l'autre, et que dès la première fols qu'elles y passent, elles lui communiquent la vertu de l'aimant duquel elles viennent. Mais si on retient longtemps un même fer en même simation contre une pierre d'aimant, il y acquiert une vertu plus ferme, et qui ne peut pas si aisément lui être Atée, à cause que les petites branches qui avancent dans les replis de ses pores, deoMunuit fort hmgtemps coudiées sur un même

cOté, perdent peu à peu la facilité qu'elles ont eue à se renverser sur l'autre côté.

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