QUATRIÈME PARTIE
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*iw. Delft Yoe.
Enfin, le plus «ibiil de tous les sens est eelui de la Yue ; car les nerfs optiques qui en sont les organes ne sont point mus par Tair ni par les autres corps terrestres, mais seulement par les par-* Ues dn second élément, qui, passant iiar les pores de toutes les humeurs et peaux transparentes des feni, parviennent jusqu'à ces nerfs ; et selon les diverses façons qu'elles se meuvent, elles font sen* tir à l'âme toutes les diversités des coolears et de la lumière^ comme j'ai déjà expliqué assez au long dans la Dioptrique et dans les Météores.
196. Comment on prouve que rame oe sent qu'en tant qu'eOe est dans le cenreau.
Et on pent aisément prouver que Tâme ne sent pas en tant qu'elle est en diaque membre du corps, mais seulement en tant qu'elle est dans le cerveau, où les nerfe, par leurs mouvements, lui rapportent les diverses actions des objets extéfimrs qui touchent les parties du corps dans lesquelles ils sont insérés. Car, premièrement, il y a plusieurs maladies qui, bien qu'elles n'ofleosent que le cerveau seul, Atent néanmoins l'usage de tous les sens, comme fait aussi le sommeU, aiasi que Doos expérimentons tous les jours^ et toat»ha 11 ne diange rien que dans le cerveao* De plus, encore qu'il n'y ait rien de mal disposé, al dans le cerveau, ni dans les membres o& sont les «ptues des sens extérieurs, si seulement le moa*vement de Tua des nerfe qui s'étendent du cerveau jusques à ces membres est empêché en quelque endroit de l'espace qui est entre deux, cela suffit pour ôter le sentiment à la partie du corps où sont les extrémités de ces nerfs. El outre eela, nous sentons quelquefois de la donleur, comme si elle étoit en quelques-uns de nos membm, dont la cause n'est pas en ces membres OB elle se sent, mais en quelque lieu plus proche do cerveau par où passent les nerfs qui en donsent à rame le sentiment : ce que je pourrois praaver par plusieurs expériences ; mafe Je me osBientemi ici d*en rapporter une Ibrt manifeste. On avoil coutnme de bander les yeux à une jeune 91e lonqiia le chirurgien la venolt panser d*iin mal q«*dle av oit à la main, è cause qu'elle n'en povToU soi^iorter la vue, et la gangrène s*étant Bise à son mal, on fût contraint de lui couper Jisqoca i la moitié dn bras, ce qu'on fit sans l'en avertir, parce qu'on ne la vouloit pas attrister ; et oahd attadia plusienrs linges liés l'un sur l'autre es la piaee de la partie qu'on lui avoit coupée, en aorte qu'elle demeura longtemps après sans le savoir. Et ce qui est en ceci fort remarquable, dia iM WsBOit pat cependant d'avoir diverses
douleurs qu'elle pênsoft Itre dans la main qu'elle n*avoit plus, et de se plaindre de ce qu'elle sentoit, tantôt en l'un de ses doigts et tantôt à l'autre ; de quoi on ne sauroft donner d'autre raison, sinon que les nerfs de sa main qui finissolent aloni vers le coude y étoient mus en la même ftçon qu'ils auroient dû être auparavant dans les extrémités de ses doigts, pour faire avoir i l'âme dans le cerveau le sentiment de semblabies douleurs. Et cela montre évidemment que la douleur de la main n'est pas sentie par l'âme en tant qu'elle est dans la mabi, mais en tant qu'elia esl dans le cerveau.