TROISIEME PARTIE
dk al plos dans l'extérieur et dans le sens que dans riotériear de Tâme, laquelle a oepeudant la. Mtisfaction de penser qu'elle fait ce qui est de, lOD devoir en ce qu'elle compatit avec des affligés. Et 11 y a en cela de la différence qu'au lieu ^e le Tulgaire a compassion de ceux qui se plaignent, i cause qu'il pense que les maux qu'ils souffrent sont fort fâcheux, le principal objet de la pitié des plus grands hommes est la foiblesse de oeux qu'ils yoient se plaindre, à cause qu'ils D'esUment point qu'aucun accident qui puisse arriyer soit un si grand mal qu'est la Iftcheté de ceax qui ne le peuyent souffrir avec constance ; el bien qu'ils baissent les ylces, Ils ne baissent peint pour cela ceux qu'ils y Yolent sujeto, ils ont miement pour eux de la pitié.
AlTICLB cLxxxym.
Qui Mot œox qui D*eo soot point touchéa.
Mais n n'y a que les esprits malins et enyieux qui baissent naturellement tous les hommes, ou bien oeux qui sont si brutaux, et tellement ayeuglés par la bonne fortune ou désespérés par la naoyaise qu'ils ne pensent point qu'aucun mal leur puisse arriyer, qui soient Insensibles à la piUé.
AETICLB CUCXXIX.
Poivqiiol oeue passion èxdte a iileiirer.
Au reste on pleure fort aisément en cette passion, à cause que l'amour, enyoyant beaucoup de sang vers le cœur, fait qu'il sort beaucoup de yapeore par les yeux, et que la froideur de la tristee, retardant l'agitation de ces yapeurs, fait qu'elles se changent en larmes, sulyant ce qui a été dit ci-dessus.
ABTICLB CXC.
ne la saUstecUon de soi-même.
La satbbction qu'ont toujours ceux qui suiyent constamment la yertu est une habitude en leur une qui se nomme tranquillité et repos de con- Kience; mais celle qu'on acquiert de nouveau, lorsqu'on a fraîchement fait quelque action qu'on pense bonne, est une passion, à savoir une espèce de joie, laquelle je crois être la plus douce de tontes, pource que sa cause ne dépend que de nousiDéflies. Toutefois, lorsque cette cause n'est pas jvte, c'est-à-dire lorsque les actions dont on tire beaucoup de satisfaction ne sont pas de grande importance ou même qu'elles sont yicieuses, elle est ridicule el ne sert qu'à produire un orgueil et ane arrogance impertinente : ce qu'op peut par^
tIcuUèrement remarquer en ceux qui, eroya&t être dévots, sont seulement bigots et superstitieux, c'est-à-dire qui, sous ombre qu'ils YonC souvent à l'église, qu'ils réoltent force prières» qu'ils portent les cheveux courts, quils jeûnentt qu'ils donnent l'aumOne, pensent être entière» ment parfaits, et s'imaginent qu'ils sont si grands amis de Dieu qu'ils ne sauroient rien faire qui lui déplaise, et que tout ce que leur dicte leur passion est un bon sèle, bien qu'elle leur dicte quelquefois les plus grands crimes qui puissent être commis par des hommes, comme dé trahir des ylUes, de tuer des princes, d'exterminer des peuples entiers, pour cela seul qu'ils ne suiyeni pas leurs opinions.
aéticlb gxci DarepenUr.
Le repentir est directement contraire à la satisfaction de soi-même, et c'est une espèce de tristesse qui vient de ce qu'on croit avoir bit quelque mauvaise action ; et elle est très amère, pource que sa cause ne vient que de nous : ce qui n'empêche pas néanmoins qu'elle soit fort utile lorsqu'il est vrai que l'action dont nous nous repentons est mauvaise, et que nous en avons une oonnoissance certaine, pource qu'elle nous Incite à mieux faire une autre fois. Mais II arrive souvent que les esprits folbles se repentent des choses qu'ils ont faites, sans savoir assurément qu'elles soient mauvaises ; ils se le persuadent seulement à cause qu'Us le craignent, et s'ils avolent fait le contraire, ils s'en repentiroient en même façon : ce qui est en eux une imperfection digne de pitié ; et les remèdes contre ce défaut sont les mêmes qui serrent à êter l'irrésolution.
ARTICXJS CXCII.
te la faveur. '
La faveur est proprement un désir de voir arriver du bien à quelqu'un pour qui on a de 11 bonne volonté ; mais je me sers ici de ce mot pour signifier cette volonté en tant qu'elle est excitée en nous par quelque bonne action de celui pour qui nous l'avons : car nous sommes naturellement portés à aimer ceux qui font des choses que nous estimons bonnes, encore qu'il ne nous en revienne aucun bien. La faveur, en cette signification, est une espèce d'amour, non point de désir, encore que le désir de voir du bien à celui qu'on favorise l'accompagne toujours; et elle est ordinairement jointe à la pitié, à cause que leé disgrâces que nous voyons arriver aux
LES PASSIONS DE L'AME
retit sont cftQSé qa« dôus Msôns plus de réfleiloo sur leurs mérites,
AITIOLB CXCIII.
De la recoDooissance.
La reconnolssanoe est aussi une espAee d*a>mour excitée en nous par quelque action d^ celui pour qui nous l'avons, et par laquelle nous eroyoDS qu*U nous a fait quelque bien ou du moins qu'il en a eu intention. Ainsi elle contient tout le même que la fateur, et cela de plus qa*elle est fondée sur une action qui nous touche et dont nous atons désir de nous revancher; c'est pourquoi elle a beaucoup plus de force prin* clpalement dans les ftmes tant soit peu nobles et
ARTICLC GXCly.
;neniigrtutiid&
Pour ringratltude, elle n*est pas une passion , car la nature n'a mis en nous aucun mouyement des esprits qui Texcite ; mais elle est seulement w yiœ directement opposé à la reconnoissance, en tant que celles est toujours yertueuse et Tun des principaux liens de la société humaine ; c'est pourquoi oe yice n'appartient qu'aux hommes bralaux et fortement arrogants, qui pensent que loQtes choses leur sont dues ; ou aux stupides, fui ne font aucune réflexion sur les bienfaits qu'ils reçoivent; ou aux foibtes et abjects qui, sentant leur infirmité et leur besoin, recherchent bassement le secours des autres, et après qu'ils l'ont reçu, ils les haïssent, pource que, n'ayant pas la volonté de leur rendre la pareille ou désespérant de le pouvoir, et s'imaginant que tout le monde est mercenaire comme eux et qu*on ne fait aucun bien qu'avec espérance d'en être récompensé, ils pensent les avoir trompés.
ABTICLE CXCy.
ne riadignaUoo.
L'indignation est une espèce de haine ou d'àyersion qu'on a naturellement contre ceux qui font quelque mal, de quelque nature qu'il soit; et elle est souvent mêlée avec l'envie ou avec la pitié, mais elle a néanmoins un objet tout difTérentj car on n'est Indigné que contre ceux qui font du bien ou du mal aux personnes qui n'en sont pas dignes , mais on porte envie à ceux qui reçoivent ce bien et on a pitié de ceux qui reçoivent ce mal. Il est vrai que c'est en quelque fcçon faire du mat que de posséder un bien dont on n'est pas digne; ce qui peut être la cause
pourquoi Aristote et ses suivants, sopponnt que l'envie est toujours un vice, ont appelé du noBi d'indignation celle qui n'est pas vicieuse.
aancLB czoyi.
Pourquoi eOe est quelquefois Jointe & la plUé, et quelquefoU à la moquerie.
É'est aussi en quelque façon recevoir do mal que d'en faire, d'où vient que quelques-uns joignent à leur indignation la pitié, et quelques lotrès la moquerie, selon qu'ils sont portés de bonne ou de mauvaise volonté envers ceux auxquels ili voient commettre des fautes ; et c'est ainsi que Is ris de Démocrite et les pleurs d'HéracUte ont pu procéder de même cause.
ARTICLE CXCyiI.
Qa*ene est souvent accompagnée d'admiration, et B*est pat iiieompaUt>le avec la Joie.
L'indignation est souvent aussi aceompegnée d'admiration ; car nous avons coutume de supposer que toutes choses seront faites en la façon qae nous Jugeons qu'elles doivent être, c'est-à-dire en la façon que nous estimons bonne ; c'est pourquoi, lorsqu'il en arrive autrement, cela nous surprend et nous l'admirons. Elle n'est pas 1d' compatible aussi avec la joie, bien qu'eUe soit plus ordinairement jointe à la tristesse; car lorsque le mal dont nous sommes Indignés ne nous peut nuire , et que nous considérons que nous n'en voudrions pas faire de semblable, cota nous donne quelque plaisir ; et c'est peut-être Tune des causes du ris qui accompagne quelqoelbifl cette passion.
AHTICLI CXCyilI.
De son usage.
Au reste l'indignation se remarque bien plus en ceux qui veulent paroitre vertueux qu'en ceux qui le sont véritablement ; car bien que ceux qui aiment la vertu ne puissent voir sans quelque aversion les vices des autres, Ils ne se passionnent que contre les plus grands et extraordinaires. C'est être difficile et chagrin que d'avoir beaucoup d'Indignation pour des choses de peu d'importance, c'est être injuste que d'en avoir pour celles qui ne sout point blAmables, et c'est être Impertinent et absurde de ne restreindre pas cette passion aux actions des hommes et de l'étendre josques aux œuvres de Bleu on de la nature, ainsi que font ceux qui, n'étant jamais contents de leur condition ni de leur fortune, osent trouver à redire en la conduite du monde et aux secrets de la Providence.
ÏHOlÂltMË i^ÂRTlE.
Art
AitiGIiB Gtdtl.
De la eolère.
La colère est aussi une espèce de haine on d'a*- TeniOD que nous avons contre ceux qui ont quelque mai , ou qui ont tâché de nuire, non pas iudif- Kremment i qui que ce soit, mais particulièremeot i nous. Ainsi elle contient tout le même que llndigaation , et cela de plus qu'elle est fondée fOr one aetion qui nous touche et dont nous avons désir de nous venger, car ce désir raccompagne presque toujours *,.et elle est directement opposée àiarecoDOoIssance, comme riodignatlon à la faveur; mais elle est incomparablement plus violente que ces trois autres passions, à cause que le désir de repousser les choses nuisibles et de se tenger est le plus pressant de tous. G^est le désir, joint i Tamour qu*on a pour soi-même, qui fourfift i la colèjre toute Taglfation du sang que le eourage et la hardiesse peuvent causer ; et la Mne feit que C*est principalement le sang bilieux qui tient de la rate et des petites teines du foie qui reçoit cette agitation et entre dans le cœur, où, à cause de son abondance et de la nature de la bile dont il est mêlé, il excite une chaleur plus âpre et plus ardente que n'est celle qui peut y tin «ioitéi pir l'altaour oo par la J0le.
aiTicLB ce.
fmpfitH Mot qurelle fidt rougir toot moins a craindre que OiQt 4u*eUe fait pâUr«
Et les rignee extérieuirs de cette passion sont diJRrents, selon les divers tempéraments dee personnes et la diversité des autres passions qui la composent ou se joignent à elle. Ainsi on en ^oit qui pâlissent ou qui tremblent lorsqu'ils se mettent en colère, et on en voit d'autres qui rou^ fissent ou même qui pleurent; et on juge ordinairement que la colère de ceux qui pâlissent est pins i cfaindre que n*est la colère de ceux qui rougissent, dont la raison est que, lorsqu'on ne Teat ou qu'on ne peut se venger autrement que de mioe et de paroles, on emploie toute sa ékêr lear et toute sa force dès le commencement qu'on est ému ; ce qui est cause qu*on devient rouge, outre que quelquefois le regret et la pitié qu'où a de soi-mêm», pource qu'on ne peut se venger d'autre fa^on, est cause qu'on pleure. Et, au coU'traire, ceux qui se réservent et se déterminent i one plus grande vengeanoe deviennent tristes i de ce qu'ils pensent y être obligés par l'action qui les met en colère; et Us ont aussi quelquefois de la crainte des maux qui peuvent suivre de la ré- K^ution qu'ils ont prise, ce qui les rend d'abord piles, frfridt ék tremUaiit») mis quand Us vien-
betit apfM à exécutef leur tengeance , tb se féchauffent d'autant plus qu'ils ont été plus froids au ooitimeDcement, ainsi qu'on voit que les fièvres qui commencent par le flroid ont ooutiime d*être les plus fortes.
iâttcLte cet.
Qu*a y a deux sortes de colère, et (|ue ceax qui ont le plv de booté sont les plos sqjets à la première.
Ceci nous avertit qu'on peut distinguer deux espèces de colère : l'une qui est fort [nromptd et se manifeste fort à reitérieur, mais néanmoins qut a peu d'effet et peut facilement être apaisée * l'adtre qui ne parolt pas tant à l'abord, mais qui roogè davantage le cœur et qui a des effets dangereux. Ceux qui ont beaucoup de bonté et beaucoup d'amour sont les plus sujets à la première; car elle ne vient pas d'une profonde haine, mais d*une prompte aversion qui les surprend, à cause qu*é* tant portés à imaginer que toutes choses doivent aller en la façon qu'ils jugent être la meUlédre, sitôt qu'il en arrive autrement , ils admirent et l'en offensent souvent, même sans que la chose les tèuchê en leur particulier, f cause qu'ayant beaucoup d'affection Ils s'intéressent pour ceux qu'ils aiment en même façon que pour euxmêmes. Ainsi ce qui ne serolt qu*ûn sujet d'Indignation pour un autre est pour eux un sujet de colère I et pource que l'indination qulls ont & aimer fait qu'Us ont beaucoup de chaleur et beaucoup de sang dans le cœur i l'aversion qui les surprend ne peut y pousser si peu de bile que cela ne cause d'abord une grande émotion dans ce sang. Mais cette émotion ne dure guère, à cause que la foroe de la surprise ne continue pas, et que sitét qu'ils s'aperçoivent que le sujet ^ui les a fâchés ne les devolt pas tant émouvelrf Us s'en repentent.
ABTIGLB GCII.
Que eè sMit k3s ftmes bibles et basses qdi se laissent le plus emporter I rauirti
L'autre espèce de colèrci en laquelle prédo* mine la haine et la tristesse, n'est pas si apparente d'abord, sinon peut-être en ce qu'eUe fait pâUr le visage ; mais sa force est augmentée peu à peu par l'agitation d'un ardent désir de se venger excité dans le sang, lequel, étant mêlé avec la bile qui est poussée vers le oœur dè'la partie inférieure du. foie et de la rate, y excite une^cb^leuf tari flpre et fort piquante. Et comme, ce sont les âmes les plus généreuses qui ont le plus de reconnois* sance, ainsi ce sont celles qui ont le plus d'orgueU et qui sont les pins basses et les plus infirmes
LES PASSIONS :nEI/AME.
qui 86 lainent le plus emporter à cette espèce de colère; car les iojures paroisseot d'autant plus grandes que Torgueil fait qu'on s'estime davanr tage, et aussi d'autant qu'on estime davantage les biens qu'elles Atent, lesquels on estime d'autant plus qu'on a l'âme plus foible et plus basse, à cause qu'ils dépendent d'autrui.
ARTICLB CCIII.
Que la générosité lert de rdnède oootre ses excès.
Au reste, encore que cette passion soit utile pour nous donner de la vigueur à repousser les injures, il n'y en a toutefois aucune dont on doive éviter les excès avec plus de soin , pource que , troublant le jugement, ils font souvent commettre des fautes dont on a par après du repentir, et même que quelquefois ils empêchent qu'on ne repousse si bien ces Injures qu'on pourroit faire si on avoît moins d'émotion. Mais comme il n'y a rien qui la rende plus excessive que Torgueii, ainsi je crois que la générosité est le meilleur remède qu'on puisse trouver contre ses excès, pource que faisant qu'on estime fort peu tous les biens qui peuvent être étés, et qu'au contraire on estime beaucoup la liberté et l'empire absolu sur soi-même qu'on cesse d'avoir lorsqu'on peut être offensé par quelqu'un, elle fait qu'on n'a que du mépris ou tout au plus de l'indignation pour les injures dont les autres ont coutume de s'offenser. ^
AEHGLB CGIT.
De la gloire.
Ce que j'appelle ici du nom de gloire est une espèce de joie fondée sur l'amour qu'on a pour •oi-même, et qui vient de l'opinion ou de l'espérance qu'on a d'être loué par quelques autres. Ainsi elle est différente de la satisfaction intérieure, qui vient de l'opinion qu'on a d'avoir fait quelque bonne action ; car on est quelquefois loué pour des choses qu'on ne croit point être bonnes, et bWmé pour celles qu'on croit être meilleures : mais elles sont l'une et l'autre des espèces de l'estime qu'on fait de sot-même, aussi bien que des espèces de joie; car c'est un sujet pour s'estimer que de voir qu'on est estimé par les autres.
AUTtCtB CGV»
( te la boniflL
ta honte, au contraire, est une espèce de tristesse fondée aussi sur l'amour de soi-même, et qui vient de l'opinion ou de la crainte qu'on a d être blimé: elle est, outre cela, une espèce do
modestie ou d'humilité et défl«9ee de sm-mime : car lorsqu'on s'estime si fort qu'on ne se peut imaginer d'être méprisé par peraoone, on ne peut pas aisément être honteux.
AATICLE CCVI.
De rasage de ces deux pastIont.^
Or la gloire et la honte ont même usage, en ce qu'elles nous incitent à la vertu, l'une par l'espérance, l'autre par la crainte ; il est seolement besoin d'instruire son jugement touchant ce qui est véritablement digne de blâme ou de louange, afin de n'être pas honteux de bien faire et ne tirer point de vanité de ses vices, ainsi qu'il arme à plusieurs. Mais il n'est pas bon de se dépoull-; 1er entièrement de ces passions, ainsi que faisolent autrefois les cyniques ; car encore que le peuple juge très mal, toutefois, i cause que nous ne pouvons vivre sans lui et qu'il nous importe d'en être estimés, nous devons souvent suivre ses opinions plutôt que les nôtres, touchant l'extérieur, de nos actions.
ABTICLE CCYII.
De rimpodence.
L'impudence OU l'effronterie, qui est un mépris de honte et souvent aussi de gloire, n'est pas une passion, pource qu'il n'y a en nous aucun mouvement particulier des esprits qui l'excite : mais c'est un vice opposé à la honte, et aussi à la gloire, en tant que l'une et l'autre sont bonnes, ainsi que l'ingratitude est opposée à la rcconnolssance et la cruauté i la pitié. Et la principale cause de Teffronterie vient de ce qu'on a reçu plusieurs fois de grands affronts; car il n'y a personne qui ne s'imagine, étant jeune, que la louange est un bien et l'infamie un mal beaucoup plus important à la vie qu'on ne trouve par expérience qu'ils sont, lorsqu'ayant reçu quelques affronts signalés on se voit entièrement priyi d'honneur et méprisé par un chacun. C'est pourquoi ceux-là deviennent effrontés qui, ne mesurant le bien et le mal que par les commodités du corps, voyant qu'ils en jouissent après ces affronts tout aussi bîeu qu^anparavant, ou même quelque* fois beaucoup mieux à cause qu'ils sont déchargés de plusieurs contraintes auxquelles l'honneur les obligeoit ; et que si la perte des biens est jointe è leur disgrftce, il se trouve des personnes diaritables qui leur donnent.
ABTICLE CCYin.
Da dégoât.
Le dégo6t est une espèoe de tristesse gui vient