TROISIÈME PARTIE
le la même caose dont la joie est venue anpararaat; car nous sommes teltement composés, que k plupart des choses dont nous jouissons ne sont bonnes à notre.égard que pour un temps» et de- Tjennent par après incommodes;. ce qui paroît principalement au boire et au manger , qui ne sont utiles que pendant que Ton a de Tappétit, et qui sont nuisibles lorsqu'on n'en a plus; et pouroe qu'elles cessent alors d'être agréables au goût, on a nommé cette passion dégcûi.
AATICLB CCIX.
Da regret
Le vegcei est aussi une espèce de tristesse, laquelle a une particulière amertume, en ce qu'elle est toujours jointe à quelque désespoir et à la mémoire du plaisir que nous a donné la jouissance ; car nous ne regrettons jamais que les biens dont nous ayons joui, et qui sont tellement perdus que nous n*aYOos aucune espérance de les reeouyrer au temps et en la façon que nous les regrettons.
ABTICLB CCX.
De raUégresse.
Enfin 9 œ que je nomme allégresse est une espèce de joie en laquelle il y a cela de particulier que sa douceur est augmentée par la souvenance des maux qu'on a soufferts et desquels on se sent allégé, en même façon que si on se sentoit déchaîné de quelque pesant fardeau qu^on eût longtemps porté sur ses épaules. Et je ne vois rien de fort remarquable en ces trois passions; aussi ne les ai-je mises id que pour suivre l'ordre du dénombrement que j'ai fait ci-dessus; mais il me semble que ce dénombrement a été utile, pour ùlre voir que nous n^en omettions aucune qui fût digne de quelque particulière coDsidération.
ARTICLE CGXI.
Un remède général contre les pasêlons.
Et maintenant que nous les connoissons toutes, noas ayons beaucoup moins de sujet de les craindre que nous n'avions auparavant; car nous Toyons qu'elles sont toutes bonnes de leur nature, et que nous n'avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs eicès, contre lesquels les remèdes que j'ai expliqués pourroient suffire n diacan avoit assez de soin de les pratiquer. Mais pource que j'ai mis entre ces remèdes la préméditation et l'industrie par laquelle on peut eorriger les défauts de son naturel, en s'eierçant a séparer en soi les mouvements du sang et des
esprits d'avec les pensées auxquelles ils ont coutume d'être joints, j*avoue qu'il y â peu de personnes qui se soient assez préparées en cette façon contre toutes sortes de rencontres,' et que ces mouvements excités dans le sang par les objets des passions suivent d'abord si promptement des seules impressions qui se font dans le cerveau eî de la disposition des organes, encore que l'âme n'y contribue en aucune façon, qu'il n'y a point de sagesse humaine qui soit capable dé leur résister lorsqu'on n*y est pas assez préparé. Ainsi plusieurs ne sauroient s'abstenir de rire étant chatouillés, encore qu'ils n'y prennent point de plaisir ; car l'impression de la joie et de la surprise qui les a fait rire autrefois pour le même sujet, étant réveillée en leur fantaisie, fait que leur poumon est subitement enflé malgré eux par le sang que le cœur lui envoie. Ainsi ceux qui sont fort portés de leur naturel aux émotions de la joie et de la pitié, ou de la peur, ou de la colère, ne peuvent s'empêcher de pâmer, ou de pleurer, ou de trembler, ou d'avoir le sang tout ému, en même façon que s'ils avoient la fièvre, lorsque leur fantaisie est fortement toudiée par l'objet de quelqu'une de ces passions* Mais ce qu'on peut toujours faire en telle occasion, et que je pense pouvoir mettre ici comme le remède le plus général et le plus aisé i pratiquer contre tous les excès des passions, c'est que, lorsqu'on se sent le sang ainsi ému, on doit être averti et se souvenir que touÉ ce qui se présente à l'hnaginatlon tend à tromper Tâme et à lui lalre paroître les raisons qui servent à persuader l'objet de sa passion beaucoup plus fortes qu'elles ne sont et celles qui servent à la dissuader beaucoup plus foibles. Et lorsque la passion ne persuade que des choses dont l'exécution souffre quelque délai , il faut s'abstenir d'en porter sur l'heure aucun jugement et se divertir par d'autres pensées » jusqu'à ce que le temps et le repos aient entièrement apaisé l'émotion qui est dans le sang. Et enfin, lorsqu'elle incite à des actions touchant lesquelles il est nécessaire qu'on prenne résolution sur-le-champ, il faut que la volonté se porte principalement à considérer et à suivre les raisons qui sont contraires à celles que la passion représente, encore qu'elles paroissent moins fortes: comme lorsqu'on est inopinément attaqué par quelque ennemi, l'occasion ne permet pas qu'on emploie aucun temps i délibérer. Mais ce qu'il me semble que ceux qui sont accoutumés i faire réflexion sur leurs actions peuvent toujours, c'est que, lorsqu'ils se sentiront saisis de la peur. Ils tâcheront à détourner leur pensée de la considération du danger, en se représentant les raisons pour lesquelles il y a beaucoup plus de sûreté el
LES PASSIONS DE L'AME
pltti d*holilieaf êû 1& f éststancd qo'en la Aiito i ot an eotitraire, lorsqa^lls sentiront que la déiir da tengeanoa atta colère les iocUe à courir iiiooii- Udéfémeut tem eeuxqui les attaquent, ilssa soutiendront de penser que c^est imprudence de ee l^rdre quand on peut sans déshonneur sa sauTar i et que si la partie esc fort inégale, Il vaut mieux Mre une honnAte retraite ou prendre quartieri qUê a*tti|K)ser brutalement k une mort certaine»
AITIOU O0Xlt«
Qeecfm^ansitealei qbêdépeod toadtblenttleiiMUi estis fie.
Att Mté rame peut avoir m plaisirs i part,
mais pour oeui qui lui floni communs ayec le corps, Ils dépendent entièrement des passions, en sorte que les hommes qtt*elles peu? eut le plus émouTOlr sont capables dégoûter le plus dedou* ceur an cette via t II est rrsi quils y peuvent aussi trouver le plus d'amertume , lorsqu'ili se lee savent pas bien employer et que la fortone leur est contraire; mais la sagesse est priocipa* lement utile en ce point, qu'elle enseigne à s*eo rendre tellement maître et à les ménager avec tant d'adresse, que les maut qu'elles causent sont fort supportables et même qu'on tire de la joie de tous.
RÈGLES POUR LA DIRECTION DE L'ESPRIT'
ATIS DE L'ÉDITEUK.
U tndacUon suivania n^a rien de ce qui câraclérisegënéraleffleiit une traduction ; c'est un calque, me contre-épreuye du texte latin. Descartes n'a ftf de style; c'est un grand penseur, non un grand éerivaîn. Ses paragraphes sont une suite de dëductioos rigoureiises, unies entre elles autant par Tapression que par la pensée, d'où il résulte que le traducteur ne peut changer la construction de h phrase originale sans en obscurcir la clarté. Guidé par ces considérations nous avons dû préférer le mot à mot à tout autre système de traduction. Nous pouvons d'ailleurs nous appuyer de rexemple de de Luynes, dont l'ouvrage fut approaTé de Descartes, et de celui de M. Cousin, qui attrait certainement mérité la même approbation.
Lorsqu'on traduit un auteur ancien, Tacite, par exempte, on éprouve le besoin de lutter avec lui \ ses formes sont variées, ses expressions sont vigoureuses, et sa concision énergique appelle le travail de la pensée. Voilà pourquoi Tacite peut être traduit plusieurs fois et toujours d'une façon nouvelle. 11 n'en est pas de même de Descartes ; pour le traduire il suffit de le comprendre, et pour le comprendre 0 suffit de suivre sa phrase sans jamais l'abandonner. Or, sa phrase n'est pas difficile, puisqu'elle est la même, soit qu'il écrive en latin, soit qu'il (crin en français \ en un mot rien ne caractérise dans ses ouvrages le génie des deux langues; et ttla est si vrai que ses Miditaiioni, traduites en français, et 3a Méthode, traduite en latin, offrent absolament les mêmes formes, et que les copies ont pris rang d^originaux ; mais quelques exemples feront mieux comprendre notre pensée. Après avoir dirisé en deux classes tontes les questions en général, bescartes continue : • ^Noiandum est^ il faut
(l)Ce traité, écrit en latio par Descartei, ne fut pii- ■M que dMfdaote ans après ea mort, eu 1701, stcc plusieurs MNilraMi,aoaitedtred'«im« posMiatMê. Le dialogcie bUuoé Bedierchet de la vérité par tes lumUn$ nmfMkê ^i écrit en français ; mais l'originai s'est perdu, tt ooos B'SToos qu'une tradoctlon bUoo dont on ignore rauieur. >ott donnoDs tel noe nouvene Iradoction lirançaise de ces denxinités.
f2) Régi» pour la «recllOB de rfeiprll, pêgt «, édition 'AoMterdHi» sm.
noter, --In^er quœsiîonêê^ que parmi les queations , ^ qua perftetè intelliguniur, qui se oom* prennent facilement , — no$ illoê tantum pomn^ nous ne posons que celles, — in quilm$ tria dittinetè perdpimu^ oh nous percevons distinctement ces trois choses , — nempè : quihn $i(fni$ id quod quœritur poait agnoici^ cûtn oeeiêrrai^ savoir: à quels signes ce qu'on cherche peut-il être reconnu lorsqu'il se présente? '^ quid $ii prœcisè $x quo illud deducere debeamm^ de quoi devons -nous précisément le déduire? ---#| quo» fnodôprobandumiit illa ab invieem itâp$nd$r0^ et comment faut-il prouver que ces deux choses dépendent tellement l'une de l'autre , — ui immmi nulld ratione pouit mutari, alio tmmii/a/o, que Tune ne peut changer quand l'autre ne change pas^ Il est inutile d'insister sur l'impossibilité de donner une autre traduction de ce passage. Et, en effet, on ne saurait le retraduire avec des formes nouvelles sans le délayer ou sans altérer la pensée* Voici un second exemple non moins frappant ' : tËôme faUor nalum eue ingénia, je suis né, je l'avoue, avec un esprit tel , — ut ewmnam ttudiorufn votuptatem, non in audiendie aliorum rationibui^ sed in iisdèm proprid industrid inveniendie semper poeuerim^ que le plus grand plaisir de l'étude a toi^'ours été pour moi, non pas d'écouter les raisons des autres, mais de les découvrir moi-mémé , — quod me umm cùmjuvenem adhue ad icieniioe addiecendae alle^ùiueit cela seul m'ayant attiré jeune encore vers l'étude des sciences , — quoties novum in^entutn aliquie liber poUieebatur in titulo^ chaque fois que quelque livre promettoit par son titre une nouvelle découverte, -^antequam ulteriiU legerm^ avant d'aller plus loin ,— eœperiebar utrùm forte ali* quid eimiîeper ingenilam quamdam eagacitatem aeêequerer^ j'essayois si par ma sagacité naturelle •Je ne pourrois pas atteindre à quelque chose de semblable ,— eavebamque exacte, et je me gardois bien , — netnihi hane obleciationem innocuam fkitina teetio prœriperet^ de m'enlever oet inntH cent plaisir par une lecture précipitée. — Quod totiee eueceêiity cela me réussit tant de fois,— ui tandem animadvefterim, que je m'aperçus en- Ci) Règles poof k dlfectloo de Tcsprit, page loo.
RÈGLES
fln, — m non ampU^, uteœUri lolenl, per vagoi et eœcas diêqtiiHîioneSt fùrtmœ auxilio potius quâm artU, adrenm vmtatempertmire^ que i'arrivois àlavëritë, non plus, comme les autres hommes, par des recherches vagues et aveugles et plutôt avec le secours de la fortune qu'avec le secours de l'art , — ted certoi reçuUUf quœ ad hoc fum parùm juvant^ longd ea^pmmlttf percepiste, mais que j'avois trouvé, par une longue expérience, des règles fixes qui ne sont pas d'une médiocre utilité pour cette étude, — quihM ueui êum poiteà ad pluree eœeogitandas^ et dont je me suis servi dans la suite pour découvrir d'autres règles. — Àtque ità hane totam methodum dilù genter exeolui, et ainsi j'ai cultivé avec soin toute cette méthode , — mefue ùmnium maxime utilem eUdendi modum ah initio eequendum fuisse mihi persuasif et je me suis persuadé que, dès le principe, j'avois suivi la meilleure manière d'étudier.»
Qu'on donne ce paragraphe à vingt traducteurs différents, et sauf quelques variantes de mots, oa aura vingt traductions identiques. C'est qu'en effet là traduction fidèle de ce passage et d'une multitude d'autres du même genre ne peut jamais produire que la même phrase.
A présent nous prions les lecteurs qui seraient frappés de la ressemblance de quelques parties de notre traduction avec celle de M. Cousin de vouloir bien faire le travail que nous avons fait ; c'est à savoir de traduire les mêmes passages avec le texte seulement sous les yeux ; ils seront surpris de l'inutilité de leurs efforts pour obtenir quelques résultats nouveaux. Voilà précisément ce qui nous est arrivé plusieurs fois avec notre prédécesseur sans que l'on puisse nous accuser d'avoir copié autre chose que le livre même de Descartes.
Cependant, il faut bien le dire, l'ensemble de notre travail diffère essentiellement de celui de M. Cousin ; nous ne donnons pas toujours le même sens aux mêmes passages.
Par exemple :
Descartes, après avoir dit que le vide des mathématiques spéciales l'avait porté à la recherche d'une science mathématique en général, ajoute : Quœsivi * <mpnmt« qtndnamprœcisèper illud nomen omnet intelligant^ et quarè non modojam dieta^ sed astronomia ettam, miMtca, oplica, meehanica, aliœf ue eomplures^ mathematicœ partes dicantur. .
Voici la traduction de M. Cousin :
Je me suis demandé d'abord ce qu'on entendoit précisément par ce mot mathématiques, et pourquoi Varithmétique et la géométrie seulement, et non l'astronomie, la musique, l'optique, la mécanique et tant d'autres sciences, passoient pour en fiiire partie.
Voici maintenant notre traduction :
}e me demandai d'abord ce qu'on entendoit précisément par ce mot, et pourquoi on regai^oit comme faisant partie des mathématiques, nofi-«mlement l'arithmétique et la géométrie, mais encore
(i) Rèsltt pour la directioa de TetptU, page 481.
l'astronomie, la musique, l'optique, la mécanique et plusieurs autres sciences.
Autre exemple :
Après avoir posé que l'intuition et rindnctkm sont les deux seuls moyens d'arriver à la Térité, et que l'intuition doit être évidente, Descaites poursuit ainsi : Nam S ex. gr,, sit hœc eonsequentia :2et 2 tfflciunt idem quod s et 1 ; non modo intuenâim est 2 et 2 effkere 4, etZeti tfficereqwh que 4, sed insuper ex his duahus propositionihis tertiam illam necessario eoncludi.
M. Cousin traduit :
Ainsi, quand on dit 2 et 2 fbnt la même chose que 3 et 1 , il ne faut pas seulement voir par intm* tion que 2 et 2 égalent 4 , il faut encore voir que de ces deux propositions il est nécessaire de coi* dure cette troisième, qu^elles sont égala.
Et nous :
Ainsi, par exemple, étant donné ce résaltat: 2 et 2 font la même chose que S et 1, non-seulement il faut voir intuitivement que 2 et 2 font 4, et que 3 et 1 font aussi 4. mais encore que la première proposition est la conséquence nécessaire des deux autres.
Autre exemple :
Après avoir démontré qu'il est impossible à aa homme qui ne connaît que les mathématiques de trouver la ligne appelée en dioptrique anadastique, Descartes ajoute :
Si* verà aliquis^ non solius mathematicœ itttdiùsus^ sed quijuxtà regulam primam de onmilM quœ occurrunt^ veritatem quœrere eupiat, in wmdem difficultatem inciderit, ulterius invenUl hanc proportionem inter angulos inddentiœ et nfractionis pendere ah eorumdem mutatione^ prop* ter varietatem mediorum , rursùm hane mutatiO' nem pendere d medio quod radius pénétrât per totum diaphanum, atque hujuspenetrationis cogMtionem supponere illuminationis naturam etim esse cognitam, deniquè^ ad illuminationem inteUigendam, sciendum esse quid sit generaliter pote^' tia naturalis.
M. Cousin traduit :
Mais si un homme, sachant autre chose que des mathématiques, désireux de connoître, d'après la règle première, la vérité sur tout ce qui se priante à lui, vient à rencontrer la même difficulté, il ira pins loin, et trouvera que le rapport entre les angles d'incidence et les angles de réfraction dépend de leur changement, à cause de la variété des milieux; que ce changement à son tour dépend da milieu, parce que le rayon pénètre dans la totalité du corps diaphane ; il verra que cette propriété de pénétrer ainsi un corps suppose connue U nature de la lumière; qu'enfin, pour connottre la nature de la lumière, il fiiut savoir ce qu'est en général une puissance naturelle..
Et nous:
Mais si un homme qui ne s'occupe pas seulement
(1) Règtai pour la direeUon de reiprit, page 480. OM Mglas pov la dfrectk» de reiprit, page «sa.
POUR LA DIRECTION DE L^ESPRIT
de matliénatiques, et qal désire coDnottre, d'après b première règle, la vérité sur tout ce qui! rencontre, Tient à tomber sor la même difficulté, il ira plus loin, et trouTcra que le rapport entre les angles d'incidence et les angles de réfraction dépend du (Rangement apporté dans la grandeur respective de ces angles par la différence des milieux; que ce changement à son tour dépend du milieu, parce que le rayon traverse la totalité du corps diaphane ; que la connoissance de la propriété de pénétrer un corps suppose connue la nature de l'action de la lumière, et qu'enfin, pour comprendre l'action de la lumière, il faut savoir ce que c'est, en général, qu'une puissance naturelle.
Nous pourrions citer beaucoup d'autres exemples semblables \ mais, outre que l'énumération en deviendrait iastidieuse, il nous semble que ceux dont BOUS nous appuyons suffisent pour donner une idée de notre travail.
£b résumé donc, tout en reconnaissant hautement le mérite de la traduction de M. Cousin, tout en déclarant qu'elle est souvent digne du philosophé dont die est l'interprète, nous n'avons pas hésité à publier la nôtre, parce qu'elle peut porter la lumière sur un assez grand nombre de points encore obscurs.
11 ne nous reste qu'à nous excuser auprès de nos lecteurs d'avoir mutilé la pensée du grand philosophe en la leur présentant par lambeaux et au point de vue de la grammaire. Espérons qu'ils auront bientôt oublié cette dissertation aride en parcourant les premières pages des deux traités qui suivent, compléments 4idmirables, mais inachevés, de l'œuvre puissante du réformateur de la phikMophie.