‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 30 sur 306 · MÉDITATION QUATRIÈME · texte numérisé non relu

MÉDITATION QUATRIÈME

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h me sais tallamait aœeutumé ces jeurs pas* ait à détaaher mon esprit des seps, et J*al si eiademant remarqué qu'il y a fort peu de ebo» ses que Ton connolsse avec eertituda tenchant les choses corporelles, qu'il y en a beaimoup plus qm nous sont connues touchant l'esprit humain, ei beaucoup plus encore de Dieu mimei qu'il me sera maintenant aisé de détourner ma pensée de la considération des choses • sensibles ou imagi* nabies * • , pour la porter i celles qui, étant dé« gagées de toute matière, sent purement lntelll« gibles. Et certes, l'idée quej'ai de l'esprit humain^ en Unt qu'il est une chose qui peuse, et non étendue en longueur, largeur et profondeur, et qui ne participe i rien de ce qui appartient ad corps, est Incomparablement plus distincte que 'l'idée d'aucune chose corporelle; et lorsque Je considère que je doute, c'est*à-dire que Je suis une chose incomplète et dépendante, l'idée d'un être complet et indépendant, o'est-à-dire de Dieu, se présente à mon esprit avec tant de distinction et de clarté ; et de cela seul que cette Idée se trouve en moi, ou bien que Je suis ou existe, mol qui possède cette Idée, je conclus si évidemment l'existence de Dieu, et que ia mienne dépend entièrement de lui en tous les moments de md vie, que Je ne pense pas que l'esprit humain puisse rien connottre avec plus d'évidence et de certitude. Et déjà il me semble que Je découvN UD cbemip qui nous conduira do cette oontem^ pletion du frai Dieu, dans lequel tous les tré« sors de la science et de la sagesse sont renfer*

U)AddItion'att texte latin, l^id.

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