‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 39 sur 306 · AXIOMES · texte numérisé non relu

AXIOMES

ou HOTIpl^S ÇpBINOPI^S,

I. n n'y 1^ aii04ne oiios^ ^fst^Dte de hmfn$ M» ne puls^ dani^nder queUa est Uc^use pourquoi elle e:Mste | car o^la même se peut demander de Pieu ; Qpp qu'il ait besoin d'auoune cause pour exist^fi mais partie quP Timm^psité même d# sa nature est la cause ou la raisoii pour Jîiqu^Uo il p'a besoip 4'aucun# cause pour exister*

II. û tpmps préseqt ne dépeud poiut 40 M^^ qui l'a immédiatement pré(:édé $ c'est pourquoi U p'est pas besoin d'une moindre pause pour oooserver une iH^m qu0 pour ia produire la pre-* mlère fois^

III. Aucune dioie, n| Aucune perfection de cette chose aetueilemout et iitaote, ne peut avoir le niunt. qh u^e pli^s^ npp e^Istant^, pour !• eanse de son eaist6U09,

lY, Toute la réalité mi perfection qui est daM une cboie, se rep^ntpe ipru^ellemeut pu éiniQ0]ii'' ment dans «i cause première et totale,

V.B'où ilsuitfiussiqoela réalité o)yeotiv0 de DM Idées requiert une cause dans iaquelle cette même réalité soit coutepuoi nou pas simplemeut objectivement, mais formellement ou éminemmept* St il faut remarquer que cet axiome doit si néc^sairement être admis, que de lui seul dépend la oonnoissanco ie toutes les choses tant sensibles qu'insensibles; car d*oîi savons-nous, par exem^ pie, que le ciel existe? est-ce parce que uous le voyons? mais eette vision ne touche point l'es^ prit, sinon en tant qu'elle est une idée, une Idée, dift-je, Inhérente en l'esprit même, et non pas une image dépeinte en la fantaisie; et, k l*oiica* alon de cette idée, nous ne pouvons pas juger que le Ciel existe, si ce n*eet que nous supposions que toute idée doit avoir une cause de sa réalité pb-* jeciive qui soit réeliement existantes laquelle cause nous jugeons que c'est le pie) même, et ainsi des autres.

YI. U y a divers degrés de réalité, 6'eet4^in d'entité ou de perfection ; car la substance a plus de réslité que l'acoidMit ou le mode, et la sob^ stance Infinie que la finie ; c'est pourquoi aussi U y a plus de réaUté objecttve dans ridée de la sobstançp que dans «elle d#rMsideiit.fliiii^ndée ]

de la substanoeMhiie 4itt dans l'idée de la lobstanoe finie.

VIL La volonté se porte volmitairement et U<> bremeni, car cela est de son essence, mais aéiuinmins infailliblement au bien qui lui est dalrement connu* C^est pourquoi , si elle viaot i eonnoitre quelques perfootions qu'elle n'ait pat, elle se les donnera ausBitêt, si elles sont en sa puissance \ car elle connoltra que os lui est un plus grand bien de les avoir que de ne hs noir pas.

VIII. Oe qui peut blra le plus, ou le plaa difficile, peut aussi faire le moins, ou 1# ploi telle.

IX. C'est une dmse plusgrande et plus difUclto de créer ou conserver une substance que do crier ou conserver ses attributs ou propriétés; maisce n'est pas une diose pins grande, ou plus difficile, de créer une chose que de la conserver, ainsi qu'il a déji été dit.

X. Pans l'idée ou le oeneept de chaque eluM l'existenoe y est contenue, parpe que nous pe pouvons rien eonoevoir que sous la forme d'une clioia qui existe ( mais aveq cette différence que, daui le concept d'une chose limitée, l'exlstenos poMi- Ue ou contingente est seulement eontenoe, et daiis le conoept d'un être souTeralnement parUt, la parfldte et nécessaire y est comprise.

PROPOSITION PREMltRE.

IfVwiiiaçpi^ptetf aecomioU 4» le teuiteoafiilératios »« oatare

niMONSTBATIOll.

BIre que quelque attrILot est oontenn dsas la natpre ou dans le concept d'une <lbose, c'est le même que de dire que ^t attribut est vrai de cette chose, et qu'on peut assurer ou'il est sn elle, par la définition neuvième ;

Or estait que l'existence peoessaire est coste-

nue dans la nature ou dane le concept de Dt(Hi , par raxiome dixième ;

Donc il est vrai de dire que l'exlst^os néetS' saire est en Dieu, ou bien que Dieu existe.

Et ce syllogisme est le même dont je me «i> eervi en ma réponse au sixième artide de ces objections ; et sa conclusion peut être connus sans preuve par ceux qui sont libres de tous préjuge) comme il a été dit mi la cinquième demande. Mais parce qu'il n'est pas aisé de parvenir i ooe si grande clarté d'esprit, noqs tlcheroos de prouver la même chose par d'autres voies.

AUX SECONDE» OmfiCTJOliS.

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