‹ Œuvres philosophiques de Descartes publibées da̕près les textes originauxChapitre 45 sur 306 · OBJECTION IV · texte numérisé non relu

OBJECTION IV

SCB LA SECONDE SléotTATlOlV.

* « il faut done que je donaure d'accord qœj^ ne aaurois pas même comprendre par mon imagination ce que c'est que œ morceau de cire, é qu'il n'y a que mon entendemetti aeul qui le cM

prenne . i»

(1) voyez MédiUUon n, page 60.

(•} ttM., page 70.

FAnSS PAU M. HOBBn.

Hyagrandedifférence entre imaginer, c'est- HiireaToîr quelque id^, et concevoir de l'ententoot, c*e5t-à-dire conclure en raisonnant que fKique chose est ou existe ; maisBt. Descartee ne otua pM eipliqué en quoi ils diflèreat. Les àn- (Nu pfripttétleieos ont aussi enseigiié asMs dai«> rateot qoe la substance ne s*aperçoit point par ia NOS, mais qu'elle se conçoit par la raison.

Que dirons-nous maintenant si peut-Atre le ra^ wmimi D'est rien autre chose qu'un assemblaga doBeficbalneaient de noms par oe mot €$i? 1^*0^ Ei^eBMiiTroit que par la raison nous ne conduons in do tout touchant la nature des choses « mais seDkflKDttoachant leurs appellations, e'es(-îb dira ^vu elle nous voyons simplement si notis as- KDbloDilMen ou mal les noms des choses , selon 1» erareotions que nous avons faites à notre fan* Uiw touchant leurs significations. 81 cela est ains, ooone il peut être, le raisonnement dé* peid/a des Doms , les noms de Timaginatlon , el l^oation peut-<tre> et ceci selon mon senti*" offll, dy mouvement des organes ^i^relSi et ^ Tesprit ne sera rien autre chose qu'un mon» ^cMit en certaines parties du oorps organique.

RÉPONSI.

h exi^iqué, dans la seconde Méditation i la ^iKreQce qui est entre l'imagination et le pur o>DC(pt de l'entendement ou de l'esprit, lorsqu'on îtieople de la cire j'ai fait voir quelles sont les ^que Dous imaginons en elle, et quelles sont Kil^quenouii concevons par le seul entende- Bi«Qt; mais j'ai encore expliqué ailleurs comment ^ enteodons autrement une chose que nous ae IliBagiQoos, en ce que pour imaginer, par eiemh u pentagone, il est besoin d'une particu- Ixre Gooteotion d'esprit qui nous rende cette %ire,c*est-a-dire ses cinq cAtés et l'espace qu'ils ferment, comme présente, de laquelle nous ne ^^ lerTODs point pour concevoir. Or l'assem- ^^equiseiait dans le raisonnement n'est pas '^uî des noms, mais bien celui des choses signi- ^ par les noms ; et je m'étonne que le contraire PWTeQir en l'esprit de personne.

^r qni doute qu'un François et qu'un Allemand ^pQiKent avoir les mêmes pensées ou raisonnants touchant les mimes choses, quoique néan- ^ioi ils conçoivent des mots entièrement diffé- [^ts? Et œ philos^ophe ne se coodamne-t-II pas ^oême, lorsqu'il parle des conventions que ^avoQs faites à notre fantaisie touchant la si- ^tk)n des mots? Car s'il admet que quelque ^otiignUléepar les paroles, pourquoi ne ^^ pas que nos discours et raisonnements I ^tplatAtdelachoaequiesl signifiée quedee

paroles seklês? Il eertsë io ia mflme hçon il avec une aussi juste raison qu'il oondul que l'es |)rit est uh mouvement, il pourroit aussi cnnelure que la terre est le eiel , ou telle aulra chose qu'il lui plaira, peurce qu'il n'j a point de choses au fliende entre lesquelles II n'j ait alitant de ixmt»nanoe qu'il y a entre le mouvement et l'esprit « qui sont de deui genre! enlièrom«it dUrérents»

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