‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 25 sur 144 · XX VI IL · texte numérisé non relu

XX VI IL

Je serais» doâc d'avis qu'^n fît prendre ce train à un enfant tous les jour^ immédiatement après qu'il aurait déjeuné. Pour cet "effet, il faut lé mettre sur la chaise percée, comme s'il était autant en son pouvoir de décharger son ventre que de le remplir; et l'on doit j tâcher de Tentretenir dans ce préjugé aussi bien que la fille qui prend soin de lui. Que si outre cela on l'empêche de jouer ou de manger une seconde fois, jusqu'à ce qu'il ait fait ^fectivement .une selle., ou du moins qu'il ait fait son possible pour cela, je;ned9Utç pas que dans peu de temps il ne s'en; fassç.^iiqe habit cidè.. Car on a tcmtt Sjujet de^ soupçonner que le enfants étant ordinairement fort passionnés pour leurs petits jeux, et indifférents pour toute autre chose, laissent souvent passer ces soUicitatioifô de «la nature, lorsqu'elles ne sont pas foi*t violentes ; et qu'ainsi, négligeant les occasions favorables , ils deviennent insensiblen^nt constipés. Or que cet inconvénient puisse ^tre

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prévenu par la méthode qfie je viens d'indiquer, je ne le conjecture pas seulement , mais je l'affirme comme une chose avérée , ayant vu un enfant qui, après avoir pendapt un certain temps observé exactement ce que je viens de prescrire, s'est fait une habitude d'aller régulièrement à la selle tous les matins , après avoir déjeuné.

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