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Avec quelles précautions il faut donner des /ne-
decinês aux enfants.
C'est là tout ce que j'avais à recommander sur la manière dont on doit ménager les enfants dans le cours ordinaire de leur santé. Mais peutêtre attendra-t-on de moi , que je prescrive ici quelques règles de médecine , pour prévenir les incommodités et les maladies auxquelles ils peuvent être sujets. Tout ce que j'ai à vous dire sur cet article, se réduit à ceci, que je vous prie d'observer inviolablement, quil ne faut jamais médeciner les enfants par précaution^ comme on parle j et pour prévenir les maux qui peuvent leur survenir. Ia seule pratique des petits avis que je viens de vous donner, servira plus, si je ne me trompe , à prévenir les maladies des enfants , que toutes les potions des apothicaires. Souvenez-vous d'être fort retenu sur ce dernier article, de peiu* qu'en voulant éloigner le mal par une médecine , vous ne l'attiriez au lieu de le prévenir. Je dis bien plus; lors même qu'un enfant a quelque petite incommodité , il ne faut pas se hâter de lui donner des remèdes , ou d'appeler le médecin, sur -tout si c'est un homme qui aime à se donner dû mouvement , qui d'abord
couvre toutes 1^ fenétreg ()d phiolesy.et rem-r pliftse de médecines Testoiq^c de ses ntalades. £a ce cas-là ^ il est plus sur de hm^r entièrement les enfants à la conduite de la nature, que de les confier à yn médecin qui ne songe qu'à les charger de remèdes, ou qui s'imagine que ces malsudîes ordinaires des en&ntsn^ ^auraient être guéries par la diète, ou par quel*que chose d'approchant. INdur moi» je crois (et mon sentiment est oonfinné par l'expérience ), que les eo&ats, dont la complexioa est si dé-^ licate, ne doivent être médecines que le moins qu'il est possible, et dans une absolue nécessité. Un peu d'eau fraîche, mêlée avec de l'eau de fleurs de pa^ot roug^ , qui est un remède souverain contre les indigestions, et avec qe)a prendre du repos, et s'abstenir de manger de la chair : cela seul coupe cours fort souvent à plusieurs indispositions, que des remédies précipités auraient changées en de violentes maladies. Enfin , s'il arrive que le mal ne puisse être déraciné par de petits remèdes, mais qu'au contraire il augmente et dégénère en une véritable maladie, alors il sera assez temps de recourir à quelque sage et prudent médecin, pour suivre ses avis. J'espère qu'en ce point on n'aura pas de peine à s'en rapporter à moi : car sous quel prétexte pourrait -on se méfier d'un homme qui a em-
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ployé une partie de sa vie à l'étude de la médecine , lorsqu'il conseille de ne pas trop s'empresser d'avoir recours à la médecine et aux médecins ?