‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 30 sur 144 · S XXXIII · texte numérisé non relu

S XXXIII

Si ce que j'ai dit au commencement de ce discours , est véritable ; savoir : que la différence quHl y a entre les mœurs et la capacité des hommes y vient plus de la différente éducation qu'ils ont reçue que d'aucune autre chose; si cela, dis-je, est ainsi, comme j'en suis très-assuré , il en faut conclure de toute nécessité, qu'on

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doit avoir un grand soin de bien former Tame des enfants y et de leur donner de bonne heure ces dispositions de vertu , dont l'effet doit se répandre sur tout le resté dé leur vie. Car si les enfants font dans la suite du bien ou du mal , c'est à la manière dont ils auront été élevés qu'on en attribuera la cause , c'est sur cela qu'on fondera la louange ou le blâme de leurs actions. S'ils viennent à commettre quelque faute (i) , on dira communément que c'est une suite de leur éducation.

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