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S'il faut châtier les enfants.
xjlprès avoir dit en générai comme il faut se conduire pour bien élever les enfants, il est à propos d'examiner présentement un peu plus en détail ks moyens dont on doit se servir pour cela. Ts parlé si fortement du soin qu'il faut prendre de tenir de court les eofaints, qu'on s'imaginera peut-être par avance que je n'ai pas assez considéré les. égards qu'on doit avoir pour la tendresse de leur ige, et po«r la. £siiblesse de leur complexioa. Mais ce soupçon se dissipera bientôt, si l'on fait réflexion à ce que je vais dire. Bien lc»n de conseiller qu'on traite du-* rement les ^Eifaots , je suis -fort porté à croire qu'en (ait d'éducation , lés châtiments rodes ne sauraient produire que fott peu de bien, et qu'ils causent au contraire beaucoup de mal; et
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je suis persuadé qu'à tout prendre, on trouvera que les enfants qui ont été fort châtiés, deviennent rarement gens de bien. Tout ce que je dirai pour le présent sur ce sujet, c'est que, quelque sévérité qu'on soit obligé d'employer, il y faut avoir recours avec d'autant moins de peine que les enfants sont^ plus jeunes; et que si , après l'avoir exercée avec toutes les précautions requises, elle produit son effet, il faut la modérer, et prendre insensiblement des manières plus douces.