‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 6 sur 144 · DU TRADUCTEUR. XV · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR. XV

fort bien compris les Grecs et les Romains, qui envoyaient leurs enfants dans les écoles publiques pour y apprendre leur langue maternelle, en quoi ils devraient être imités non -seulement par les Français, mais par toutes les nations du monde qui ont qudq[ue politesse*»

Il me reste à dire un mdt de cette nouvelle édi<> tion. Elle est esricbie de tcmtes les additions que l'auteur j a faites à différentes reprises , et qui ont grossi son ouvrage de plus d un tiers. Ces additions sont; ou de nouvelles pensées sur des choses qui araient été traitées avec moins d'exactitude 9 ou des articles tout nouveaux qui méritaient d'avoir place dans ce livre. Il faut mettre dans ce rang tout ce que l'auteur dit sur la nécessité de faire étudier aux enfants leur langue maternelle , préférablement à toute autre. U avait entièrement négligé ce point dans la première édition : mais je l'avais touché en passant dans ma ^réhce^ comme on peut voir par le passage qae je viens de citer ^ et je prendrai la- liberté d'ajouter ici que tout ce qu'il faut faire pour se perfectionner dans la connaissance de sa langue maternelle , peut être réduit à ces trois choses : à fréquenter des personnes qui parlent bien, à lire des livres bien écrits, ex à s'exercer soi^^même à écrire. LeUpérieuce montre visiblement que ce n'est qu'à proportion de Tusage qu'on fait de ces trois moyens , qu'on p'AT^ent à bien entendre sa langue. Je sais bien qu'on voit tous les jours des personnes de l'un et de l'autre sexe ) qui , sans Ux^e ni écrire , ont ao-

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