‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 68 sur 144 · XCV · texte numérisé non relu

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Si vous avez de la peine à rencontrer un gouverneur tel que celui que je viens de décrire , vous ne devez pas en être surpris. Tout ce que je puis vous dire , c'est de n'épargner ni soin ni argent pour le trouver : toutes les choses du mpnde s'acquièrent à ce prix - là ; et j'ose bien vous assurer par avance que, si vous rencontrez un bon gouverneur, bien loin d'avoir jamais regret à votre argent, vous aurez toujours le plaisir de penser que c'a été l'argent le mieux employé; mais tenez pour maxime de ne prendre personne pour gouverneur de votre enfant sur le rapport de vos amis ou par charité, ou en vue des grandes recommandations dont il est chargé. Vous ne devez pas non plus vous déterminer en faveur d'un homme sur là reputation qu'il, a d'être (i) sobre et savant, qui est

(i) On compte pour beaucoup cette qualité en Angleterre , et Ton ne manque guère de la faire entrer dans le caractère d'un homme de benne naissance dont on yeut donner une idée considérable.

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tout ce qu'on demanda oi:dîpairement dans un gouverneur. En un mot, vous d^evçz être aussi circonspect à choisir un gouverneur pour votre enfant, que s'il s'arissàit de lui choisir une femme ; car vous ne devez pas compter de faire essai d'une. personne pour en prends e une autre dans la suite, si vous n'en êtes pas satisfait, ce qui serait une grande incommodité pour vous, et plus grande ençojre pour votre ei^fan|:. Quand je pense aux scrupules qi^je je fai3 paître dans votre çsppt, et aux précautions où je vpijs engage à l'occasion du choix que vous devez tâcher de faire d'une personne propre à bien élever vos enfapts , il me semble que tout ce que je viens de y9U3 dire ne tend qu'à vous conseiller une chose pour vous la proposer simplement, saqs avoir 4ans le fond aucun dessein de vous la faire piettre en pratique. Mais si l'on çpnsidère coml)ien l'emploi d'un habile gouverneur es| différent dç l'idée qu'on §'en fait ordipairenaent , et combien il y ep a^ peu qui en soient capables papni ceux-là mêmes qui s'y desfin^.iit , qp conviendra pept-étre av^c moi qu'on ne trouve pa^ paij'-tQut des gens propres à bien former l'esprit (J'un enfapt dç bonne, maison, et' qu'on doit par conséquent apporter plus de soin qu'on ne fait d'ordinairç, au choix d'un habile gouverneur, si l'on ne veut s'expo-

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ser à perdre tout Fayautage qu'on prétend recue.i]lir ({'un tel choix.

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