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Comment on doit recevoir les extuses des
enfants.
Les enfants, appréhendant qu'on ne vue leurs défauts à. d^ouvert , seront portés^ comme le reste des enfants d'Adam^ à les couvrir de quelque excuse» C'est un vice qui, pour l'ordinaire, approche du mensonge, et y ccmduit insensé blement, et aucpiel par conséquent il ne faut pas permettre qu'ils s'abandonaent. Cependant il serait plus à propos de les en corriger e& leur faisant honte, qu'e^i les traitant ru4ement. Lors d^nc qu'on ei^amiae un en£stnt-sur quelque chose,
(i) nûntàigne, aBssi-bien que M^ Locke, se compte parmi les défauts ({u'on doit châtier dans les enfants que le mensonge et l'opiniâtreté. « Je trouve , dit-il , qu'on s'a- « muse ordinairement à châtier aux enfans des erreurs ixino- «centes, très-mal-à-propos, et cfu'on les tonYmeste pour « des actions téméraires qui n*oBt oi impression , ni suite. a La menterie seule, et ffti pen. au-dessous Topiniâtreté , me « semblent être celles desquelles on àevroit à tout^ instance « combattre la naissance et le progrès ; elles croissent quant « et quant eux. » S»séUs , liv* I , chap. IX.
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s'il oonîmeiice par sane excuse , il faut Fes^horter douoeraent k dire la vérilté; ^res q«K)î , s'il persiste i se tirer d'affaire par ii»e Causseté , il ie faut -daatier. Mais^ s'ilcanfesse la chose sans détour , ne >maD<faeK pas <de le louer de son ingénuité., <et de liû pardoncher sa faute quelle «qu'elle soît; et souvenez <- vous tsur-toujt de la Joli fiardonner «absoïkiment, ^sans la lui reprocher ni l«ti teo parier jamais : car si yans voulez lui &ire aimer la sincérité^, et le porter à s'en Élire mie habitude |>ar une pratique constante , vous devez non-seulement prendre soin qu'elle ne ;lui x^ause jamais la moindre incommodité, mais encore joiads^e-à l'ientière impunité quidoit toujours accompagner cette confession libre de ses fautes , quelques marques d'approbation , jpour l'engager à continuer d'en uâer de la même flaaîiièKe. iQae s'il se reneontne que son es- -onse sait de tfelle mature :qiie "vous n'y puisôiez rten *recooiiaitne de &ux^ p^enez-lk |>our véritable, «sans témoigner en aucune manière qu'elle viQus ^oit suspecte ; car ii est de la dernière importani» jqu'il maiiAîenne sa réputation auprès de vous dans un -degi^ .aenssi parfait qu'il e^t possible , parce que , s'il viqit »ne fois à s'apercevoir que vous n'avez plus bonne opinion de lui, vous perdez aussitôt un des meilleurs moyens de le conduire à votre fantaisie. Ne lui donnez
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donc pas sujet de croire qu'il passe pour un menteur dans votre esprit , tant que vous pourrez l'éviter sans le flatter. Et s'il lui échappe quelques petits mensonges, laissez-les passer sans faire semblant d'y prendre garde. Mais du reste , si vous le reprenez une fois' d'avoir dit une menterie , résolvez-vous à ne lui en plus pardonner/aucune, dès que vous le trouverez en faute, et que vous le lui donnerez à connaître; car comme le mensonge lui a été défendu , et que c'est un vice qu'il peut fort bien éviter, s'il ne s'y porte volontairement , y retomber c'est une vraie opiniâtreté, et qui mérite par conséquent une peine proportionnée à la grandeur de la faute.