‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 2)Chapitre 97 sur 144 · CXLV · texte numérisé non relu

CXLV

La première partie de cette règle ne doit pas être expliquée par opposition à l'humilité , mais par une assurance raisoihiable. Quoique nous ne

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devions pas nous flatter jusques au point de n'estimer que nons- mêmes, ou de nous préférer aux autres à cause de quelque avantage que nous croyons avoir sur eux, mais recevoir modeste-^ ment les honneurs, qu'on nous rend, lorsqu'ils nous sont dus, il est cependant nécessaire que nous ayons assez bonne opinion de nous-mêmes pour faire les choses auxquelles nous sommes obligés et qu'on attend de. nous; pour les faire, dis* je, sans peine et sans embarras devant telles personnes que ce soit ,' en conservant tou^ jours à chacun le respect qui Jui est dû selon soji rang et sa qualité. Lorsque le commun peuple , et sur-tout les enfants , se trouvent avec des étrangers, ou avec des personnes qui sont au-r dessus d'eux, une honte rustique éclate pour l'ordinaire dans toutes leurs manières. Le dés<* ordre qui parait d'abord dans leurs pensées, dans leurs paroles et dans leurs regards, les. déconcerte si fort , qu'ils ne sont plus capables de faire^quoi que ce soit, ou du moins de le fair^ avec celte liberté et celte grâce qui ne manquent jamais de plaire, et sans lesquelles on ne saii^ rait être agréable. Le seul moyen de les corriger de ce défaut, comme de tout autre méchant pli , c'est de leur faire prendre par l'usage une habitude toute contraire. Mais comme nous ne saurions nous accoutumer à la conversation des

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étrangers et des personnes de qualité , «aiM être dans leur compagnie, rien ne pent dissiper cette espèce de rusticité que de ^équenlter différentes cœnpagnies, et qui «oient composées de personne^au -» dessus de nous.:

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