LIVRE I, GUAFITRE III. I
en sorte qu'il soit tout d'une pièce, et qu'il ne jpuisse être enlevé qqe tout-à-la-fois. Au reste, j'avertirai ici mon lecteur de ne pas s'attendre à des démonstrations incontestables, à moins qu'on ne m'accorde le privilège que d'autres s'attribuent assez souvent, de supposer mes principes comme autant de vérités reconnues, auquel cas je ne serai pas en peine de faire aussi des démonstrations. Tout ce que j'ai à dire en faveur 46s principes sur lesquels je vais fonder mes raisonnements, c'est que j'en appelle uniquement à l'expérience et aux observations que chacun peut faire par soi-même sans aucun préjugé, pour savoir s'ils sont vrais ou faux : et cela suffît pour une personne qui ne fait profession que d'exposer sincèrement et librement ses propres conjectures sur un sujet assez obscur, sans autre dessein que de chercher la vérité avec un esprit dépouillé de toute prévention.
;r74 i>£ l'entendement humain.