‹ Œuvres philosophiques de Locke (volume 3)Chapitre 91 sur 141 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

B8S IDEES SIMPLES QUI NOUS VIENNENT PAR REPtfiXION»

Ajes objets extérieurs ayant fourni à Tesprit les idées dont nous avons parlé dans les chapitres précédents, l'esprit faisant réflexion sur lui#néine, et considérant ses propres opérations par rapport aux idées quil vtent de recevoir, tire de là d'autres idées qui sont aussi propres à être les objets de ses contemplations, qu'aucune de celles qu'il reçoit de dehors.

Les idées de la Perception et de la f^olorUé nous viennent par la Réflexion.

Il y a deux grandes et principales actions de notre ame dont on parle le plus ordinairement , et qui sont en effet si fréquentes , que chacun peut les découvrir aisément en lui ' même , s'il

â46 I>E L'ÈïrtÊtrDtMENT HtlftfAIir.

veut en prendre la peine : c'est la perception ou la puissance de penser , et la volonté ou la puissance de vouloir (48).

La puissance de penser est ce qu'on nomme Y entendement y et la puissance de vouloir est ce qu'on nomme la volonté: deux puissances ou dispositions de Tame auxquelles on donne le nom de facultés. J'aurai occasion de parler dans la suite de quelques-uns des modes de ces idées simples produites par la réflexion; tels sont, le soui^enir^ le discernement, le jugement y la connaissance y la crqyancey etc.

[îfi) î< tki petit douter si toutes ces wWes sont riitiples , « èat il est ^la&* , ^ât* «^ceAiple , ^ l'idée ée la ^lolonté ren- « f«riBe €elle de reotendeuieiit^ et que l'idée du fiiouvement (( contient celle de la figm^e. »

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