‹ Œuvres philosophiques de Samuel ClarkeChapitre 153 sur 154 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

IIIe Pror. Qu’encore que toutes les créatures raisonnables soient dans une obligation indispensable d'observer les devoirs éternels de la morale, antécédemment à aucune vue de recompense ou de punition, c’est une nécessité pourtant qu'il y ait des récompenses et des peines affectées à l'observation ou à l’inobservation de ces devoirs. Car les mêmes raisons qui prouvent que Dieu est nécessairement juste et bon, et que sa volonté immuable, suivant laquelle il faut que tous les êtres se gouvernent, est toujours conforme aux règles de la justice, de l'équité et de la bonté, ces mêmes raisons, dis-je, prouvent aussi qu’il ne peut s’empécher d'approuver la conduite des créatures qui limitent et qui lui obéissent en se conformant à ces règles, et qu’il doit au contraire désapprouver celles qui s’en À cienent, D'où il s'ensuit qu’il doit, de maniére ou d'autre, en agir fort différemment avec elles à proportion de leur obéissance ou de leur désobéissance , et manifester son pouvoir absolu et son autorité suprême, en maintenant la majesté des lois divines, et en punissant ceux qui les transgressent, d’une manière qui réponde à sa qualité de juste gouverneur et d’arbitre souverain de l’uni-

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