‹ Œuvres philosophiques de Samuel ClarkeChapitre 89 sur 154 · CHAPITRE PREMIER. hs à · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. hs à

Le dessein et le plan de ce discours.

Je me flatte que les premiers fondements de la religion, qui consistent dans la certitude de l’existence de Dieu et de ses attributs, ont été solidement établis, et mis hors de contestation dans le discours précédent, où j'ai prouvé distinctement :

I. Que quelque chose doit nécessairement avoir existé de toute éternité ; et que les difficultés que nous trouvons à concevoir une durée éternelle, quelque grandes qu’elles soient, ne doivent pourtant pas faire naître dans notre esprit des doutes ou des scrupules sur la vérité de cette assertion, que quelque chose est réellement éternelle.

Il. Qu'un Être immuable et indépendant doit avoir existé dé toute éternité : parce que sion suppose une succession éternelle d'êtres purement dépendants, qui se soient produits les uns les autres dans un progrès à l'infini sans cause originale et indépendante, on est obligé de reconnaître que des

choses, qui n’ont d’elles-mêmes aucune nécessité d'existence, sont sorties de toute éternité du pur néant : absurdité , contradiction aussi grande et aussi expresse que si on les SUup— posait produites par le néant dans un temps fixe et déterminé.

IT. Que cet Être immuable et indépendant, qui est de toute éternité, sans avoir eu de cause externe de son existence , est un Être existant par lui- -même, c'est-à- dire qu’il a nécessairement.

V. Que c’est un Être infini, présent partout, parfaitement vu. uniforme , invariable, indivisible, incorruptible, dégagé en un mot de toutes les imperfections, qui sont les qualités connues et les propriétés inséparables du monde matériel.

V. Qu'il est nécessairement. unique : puisqu'il est absurde et contradictoire de supposer deux ou plusieurs Êtres indépendants et existants par eux-mêmes.

VI. Qu'il faut nécessairement que ce soit un Être intelligent.

VIT. Qu'il doit être un agent hbre et volontaire, et mon pas un agent nécessaire.

VIIL. Qu'il est revêtu d’une puissance infinie, et que dans cet attribut sont compris, entre autres choses, le pouvoir de créer des êtres, celui de communiquer à ces êtres créés la faculté de commencer le mouvement, et celui de leur donver une liberté de volonté, faculté qui n’a rien d’incompatible avec aucun des attributs divins.

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