AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR
Le 27 décembre 1878, deux français, un prêtre et un laïque, reçus en audience particulière au Vatican, demandaient au Saint-Père, entre autres faveurs, qu'il daignât bénir un prêtre de Lyon qui entreprenait de traduire en français les Œuvres italiennes du P. Zigliara. « Ah! dit de suite le Saint-Père en souriant d'un bon sourire, le P. Zigliara ! Très bien ! C'est la vraie doctrine, c'est S. Thomas! » Et après s'être enquis du nom de ce prêtre et de ses occupations dans le saint ministère, Léon XIII reprit: « Bien! bien! qu'il continue son travail; oui, c'est la bonne doctrine. Ecrivez-lui, à M. M., que je l'encourage et le bénis. »
Si, dans ce travail de traduction, j'ai été aidé par le désir de faire une œuvre utile à mon pays, et aussi par un attrait de plus en plus vif, je n'ai pas besoin de dire que la bénédiction spéciale de Léon XIII a été pour moi le plus puissant et le plus aimé des encouragements. Je lui dois notamment l'intelligence de passages difficiles que j'étais surpris de voir s'éclairer d'eux-mêmes sous mon regard.
Le P. Zigliara, après avoir professé longterQps la philosophie à Viterbe, enseignait alors la théologie à Rome dans la chaire de la Minerve. Dès les premiers mois de 1879, Léon XIII relevait à la dignité cardinalice à l'applaudisse-