‹ Œuvres philosophiques du Cardinal Thomas-Marie Zigliara (volume 2)Chapitre 88 sur 100 · CHAPITRE IX. RÉPONSE A LA PREMIERE DIFFICULTÉ J7I · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. RÉPONSE A LA PREMIERE DIFFICULTÉ J7I

avons, entre autres, les écrits de Grazia (i) et de Gratry (2). Ce dernier démontre, non sans finesse et sagacité, que le nuageux sophiste prussien est, sur ce point, un plagiaire d'Heraclite comparé à une plante, similis plantae^ par le Stagirite et par S. Thomas. Mais pour l'honneur de la philosophie, laissons de côté ces sophistes et cessons de vains discours.

5i. Conclusion du chapitre. — Après avoir considéré l'ordre de spécification, je pourrais considérer l'ordre d'exercice pour ce qui est des diverses connaissances de notre intellect ; mais le lecteur me permettra de ne pas traiter ce sujet pour être plus bref, et aussi parce que mes explications ne seraient peut-être pas acceptées par tous comme démonstratives, ainsi que le sont, je crois, celles qui regardent la spécification.

Tout ce que j'ai exposé dans cet article me paraît suffire surabondamment à montrer que S. Thomas a pu dire avec toute la précision philosophique: Prima principia sunt naturaliter ijidita, naturaliter cognita^ bien qu'il n'admette aucune idée innée dans notre âme.

{i) Su la logica di Hegel e su la Filosofia speculativa. Seconda rassegna art. I.

(2) Logique. Livre deuxième, Chapitre i". Gratry, philosophe peu profond, s'est montré pauvre théologien (pessimo teologo) en attaquant la grande vérité catholique de l'infaillibilité du Pontife Romain. Toutefois il s'est louablement soumis à la définition dogmatique de cette vérité, quand elle fut promulguée par le Concile du Vatican.

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