DEUXIÈME PARTIE. — II. IXWJ
dication; maid, »i uno fois Jo m'y (Mi«2ti{!0, ndicu |Niiir longtemps et la philotwpbif vi tous mes Usnix projets. (!<*pendant, mon révérend ]Mïro , ji' vous uvour <pi(* n* nirtÛT ne me déplairoit pas. On y n^nd d(' ^Tands services à Dii^u et an prochain; on y njopiTi* îivtT J('*sus-<*liris( au ^rand dessein -du Icmple étcrrirl ; (*( j'ay nu^nio inia^iiié uni* manière de prêcher, où jo {Hiurrai. sans rlioiiurr ]HTs<)nno, enseigner ce quo notn' tliénlo^it' a de plus S4Misil>U* vi do plus incontestable, vi w i\n'v\h* [mmiI fDurnir i\v plus palliétique, et principalomrnt toutes hs .mandes idôis qu'clliMinus donne de Jésusy-ilhrist. Mais, d'un anin* rùiê, je n'ai ni apparence ni fonds, oxrepté pcut-H^'ti-c un ]mmi t\v voix . assez de force, un grand anxiur |Mmr \v. travail et ipielipn* Qsage dans la comi)Ositiun. Mnliii , inun rôvérond |H'n», qui) 8çai-je , si Dieu me veut davanta}:o dans un pays où la Mérité est si fort persc^cutéo , (»l où je no puis «ruoro ospénT do calme après la tempiMo? Knronï uuo fois, mon n^vérond père, je vous prio do nio donnor quoiquo ouverture sur io parti que j*ay à prendre dans la présente ronjonctun?, et do n^avoir en vue, à votre ordinaire , quo mon salut et rinténH de la vérité. Je l'ai consultiHî elle-même assez souvent làdessas ; mais elle m'a toujours laissé dans une extrême irrésolution. Cesl quo la manièro dont je l'ai interrogée n*a point mérité de réponse, ou qu'elle veut m'instruira par son principal organe. Parlez donc, mon révérend père, vous êtes tODt mon conseil , et je suivrai vos décisions comme autant d'oracles de la sagesse. Rien no me coûtera, pounu quo Dieu y trouve sa gloire, moi mon salut, et vous, mon révi»rend père, quelque satisfaction. J'ay encore une grdco à ^"ous demander : c'est d'avoir quelques bontés pour deux jeunes messieurs, autrefois mes disciples, et maintenant mes amis, qui ont pris la liberté de vous aller voir , et ])our on troisième qui ne tardera pas beaucoup à le faire. Ils ont tous trois de l'esprit et du naturel. Mais je vous recommande, entre autres, Io petit- neveu du jrrand Ooscart^s,
IxXXij INTRODUCTION.
M. de Rosnyvinen. Je n'ay guère vu tant de sagesse et tant d'écrit ensemble dans un jeune honune. Je vous demande pour lui , pour moi et pour les deux autres y un peu de pari dans rhonneur de votre bienveillance. Je suis, avec une estimé et un respect indicibles, « Mon très-révérend père ,
« Votre trè&-humble et très-obéissant serviteur,
« A la Flôcbe , ce 3o avril 1707.
« André ,
u de la compagnie de Jésus. »
« Mon adresse, pour cette fois, sera , si vous le jugez à propos , au P. Malbran , jésuite , aux pensionnaires de la Flèche , ou bien à mademoiselle de la Pidoussière ; c'est une jeune personne fort sage et fort spirituelle , qui , depuis cinq ou six ans y n'a <le goût que pour TËvangile et pour la recherche de la vérité. Elle vous estime infiniment , et avec connaissance de cause ; mais je ne la vois que deux fois en six mois^ propter meium judcBorum. »
La première correspmidaQce ne nous a fourni que ces trois lettres de Tannée 1707; puis elle s'interrompt, et ne recoDMnence qu'en 1713 par une lettre datée de Rouen , où André était chargé de renseignement de la philosophie. Qne s'était-il passé dans cet intervalle ? Les sentiments d'André n'avaient pomt changé : on le voit par cette même lettre de 1713, adressée à Malebranche; mais avait-il sn les contenir? la persécution s'était-elle ralentie , on s'était-elle appesantie sur lui ? était-il resté longtemps à la Flèche avant d'être envoyé à Rouen ? La notice de l'abbé Guyot ne nous donne aucunes lumières à cet égard. Mais nos nouveaux papiers nous en fournissent d'abondantes à la fois et de bien tristes : ils nous montrent le P. André fidèle à Descartes et à Malebranche , et la société fidèle aussi à l'inimitié qu'elle leur a vonée. Après