DEUXIÈME PARTIE. — IV. fXXV
toutes les honnétctc^s et mt^me los caroasos que j*avois renies do R. P. provincial. On a voulu fairo, dans ma i)ersonnc, un exemple capable d'intimider les autres. Dieu en soit loué ! Mais il faut avouer qu'on a fait cet exemple de la manii'^re qu'on a cru la plus ca(>able de me mortifier, et sans m avoir aucunement prévenu ({uo par des tcmoignap;es d'estime , qui n'âlloient, comme je le vois, qu'âme tromper : conduite que je ne crois pas devoir ètrc tout à fait approuvée. Quoi qu'il en soit, vous pouvez vous assurer, et en assurer aussi le meitteur et le plus estimable de nos amis, que je suis tout consolé de ce petit chagrin qu'on m'a fait, et par la bonU' de ma cause, et parce que j'ai tâché de contribuer cette année à faire connottre la vérité , en quoi je n'ai pas tout à fait penlu mon temps. Votre très-humble serviteur, etc.
a Dl'TERTRE, J. »
Avant de se rendre à Gompiègne et de quitter la Flèche , Dutertre , qui ne connaît pas bien l'étendue du danger auquel il s*expose, fait soutenir à ses écoliers, dans les exercices de la fin de Tannée, la théorie des idées de Malcbranchc. Il se vante d'avoir répandu le cartésianisme parmi plusieurs de ses collègues. C'est eu vain qœ les supérieurs l'engagent à changer de système, il n'en sera rien, écrit ^il fièrement à Andi'é.