DUTERTRE, J
Au bas de cette lettre est écrit dé la main du P. André :
a J'ai pris le parti de demeurer ferme dans la vérité aux dépens de mon repos et de mon bonheur temporel. »
Et, à côté du passage de la lettre de Dutertre où celuici prétend qu'il n*a jamais cru que la conscience engageât à tenir aucune des opinions du P. Malebranche , André a mis cette apostille :
« Pourquoi donc le dire au père provincial et à tout l'univers?»
D'ailleurs nous avoQS vu les lettres antérieures de Dutertre à André. Jusqu'ici du moins ce n'était que de la prudence, une prudence, il est vrai, bien vite venue et poussée bien loin; mais Dutertre ne s'arrêta pas dans une si bonne route. Après avoir désavoué par politique le système de Malebranche, il va plus loin, et de nouvelles réflexions très-promptement faites le conduisent à penser qu'en effet ce système est faux , même dangereux , et que les raisons des supérieurs pour le combattre sont excellentes. Il ne parle plus seulement à André comme le
DEUXIÈME PAUTIE. — IV. rxxïx
p. Daviol et comme Porée, mais comme Goymond et comme Hardouin.