DEUXIEME PARTIE. — IV. clxj
lin polit livre ' (jni parut pour la promiïTc fois, il y a onviron Ironto ans, (pion attribua i\v^ lors au P. Malohranclu» , ot (pic co pèiT n'a jamais, (pi'on sache, désavoué. On y t»nseit;n<» qu'il n'y a dans riùicharistie (pie de petits eorps de J:-(!. (pii peuvent, dans ks partieulos de l'hostie, apn>s la séparation , n'être que de la grandcMir du corps d'un ciron , dans les(iuels il n'y a pas une partie de matière qui ne soit dans le izrand corps qu'a J.-C. dans le ciel , mais dans les- ((\iels il ï>'en faut autant que toute la* matière de ce }j;nind corps de J.-C. "ne s(» trouvé (ju'il y a de ditï'érencï» entre la jî;randeur d'un homme de belle taille et celle d'un ciron. Or, c'est justement cela «pi'on veut obliger le P. Andn'î de condamner comuK» erroné, on pourroit peut-être dire siinsexaércM', comme héréti(pie ; et on se croit , <»n conscience , obli}j:é d'avertir les supérieurs (pie, si le V. André iwrsiste dans cette erreur, on ne le peut re«j;anler ([ue comme un hétérodoxe.
« 33". Preuve. Deux choses à démontrer: 1**. la i>ossibilité. (Te la ])énétration proprement dite; 2°. la nécessité de croire qu(? le corps de J.-C. , tel cpi'il est dans le ciel, se trouve dans l'Eucharistie sans aucun retrancliement des parties dont il (îst actuellement composé.
(( 3i". (^)uant à la pénétration proprement dite, on s'étonne que le P. André ait ostî dire que les Pères n'en ont jamais parlé dogmaticpicment, du moins quand on y ajoute» le terme de pro[)rement dite.... Tous les Pères, d'un consentement unanime, l'ont reconnue dans le corps de J.-C. avec celui de sa Irès-sainto Mère en naissant, avec la pierre du sépulcre en ressuscitant, etc. Les Pères n'ont reconnu cela que comme une chose révélée de Dieu, et c'est là ])arler dogmatiquement. Quant au terme' de proprement dite, les Pères ne s'en sont point servis. Il n'y avoit de leur temps ni calvinistes , ni malebranchistes.
' Il csl îciqiicsiion très-probablement d'une £.rp/icfl/iow (/f /fl /)0.wihllitè de la TrairnubsiatUiation, iniprimée à la suite du Traité de rinfim i7mi, Amsterdam, 1769.
dxij INTRODUCTION.
a 35*. Mais que répondre à un sermon de saint Augustin, dans la nouvelle édition des PP. bénédictins? Notre censeur ne demeure jamais court : Cest qu'il a été attribué mal à propos à saint Augustin par ces bons Pères , dont peut-être quelqu'un s'étoit entêté du cartésianisme. Mais pourquoi estce que le saint concile de Trente , assemblé pour décider tout ce qui étoit de foi sur le mystère de l'Eucharistie, ne dit pas un seul mot de la pénétration ni proprement dite , ni autre? Voici comme notre savant imaginaire rompt le nœud gordien : Cest que Calvin n'avoit point encore formellement ' nié la possibilité de la pénétration lorsque la foi de la sainte Eucharistie fut décidée par ce concile dans la session ia, tenue Tan 4 554 , au mois d'octobre.
a 36°. Mais pourquoi le concile, ayant , quelques années après, repris ses séances, ne dit-il pas un mot contre cette erreur nouvellement avancée? Notre censeur ne se fait seu' lement pas l'objection.
a 37°. Le P. André pourra se éervir, pour son instruction , de toutes ces remarques. Premièrement, l'endroit qu'on lui cite de l'institution de Calvin , chapitre 4 7, paragraphe 29 , suflSt tout seul pour faire voir que tous les catholiques oppogoient aux sacramentaires du seizième siècle la pénétration des corps proprement dits, comme un dogme reçu dans l'Église, et clairement marqué dans l'Écriture; secondement, que la prétention des catholiques sur ce point étoit si bien fondée que Bucer et les plus savants sacramentaires n'osèrent l'accuser de fausseté ; enfin , que Calvin , n'ayant formellement nié la possibilité de la pénétration que quelques années ' après la treizième session du concile de Trente , il n'y a pas lieu de s'étonner que , dans cette session , il n'en soit point parlé en termes exprès.
« 38°. On va voir néanmoins que le dogme de la présence réelle, duquel seul il s'agissoit proprement alors, a été décidé dans la même* session en des termes d'où l'on conclut évidemment que le corps de J.-C. ne peut être, de la ma-