‹ Œuvres philosophiques du père AndréChapitre 88 sur 136 · DEUXIÈME PARTIE. — VII. CCXlj · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — VII. CCXlj

chaque jour *. Ko 17.V4 , sur la nouvelle que V Essai sw le Beau aurait bientôt une suite, Fontenelle écrivit à André:

a Je ïiorois curieux, mon révérend pi'^ro, de voir cette matière , agréable par elle-mi>mo , «inoiquo très philosopliiqiK' , traitée par une main comme la v(>tre. Si \ous voulez que j'aie ma part du plaisir qoe vous ferez au public , je vous avertis ipiil faut un peu vous presser, si vous lo pouvez; jo n*ai pas le loisir d'attendre beaucoup. »

Qui ne croirait que la compagnie de Jésus ne se soit empressée d*enlourcr de respect et d'égards les derniers jours du vieillard , qui , presque seul en France , soutenait honorablement la réputation littéraire de la compagnie? Et pourtant il n'en est rien ; si la persécution s'était arrêtée, les défiances et les paroles sévères juscju'à la dureté ne.cessèrent de contristerlc cœur d'André. En 17^9, dans une circonstance que nos papiers n'éclaircisscnt point, André ayant refusé , à ce qu'il semble , quelque place administrative, et ayant exprimé franchement à cette occasion son opposition au système suivi par la société , fut vivement réprimandé par le P. provincial , et ne rentra en grâce qu'à force de soumissions et d'excuses; c'est du moins ce que donnent à entendre les deux lettres suivantes du père provincial de la Granville.

' Daniel était mort en 1728, llardoain en 1729, Buffler en 1737, Tourneminecn 1739. Ëultas en i743, clc. Quand ia société fut suppriméo, en 1762, elle ne comptait plus en France un seul écrivain célèbre, ni même un peu connu , excepté André,

CCXXij INTRODUCTION.

a A MON RÉVéRE>n) PÈRE ANDRÉ DE LA GOMPAGNTE DE léflUS ,

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