‹ Œuvres philosophiques du Père BuffierChapitre 71 sur 174 · DEUXIÈME PARTIE. — CH AP. Vif · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CH AP. Vif

prend ce que la chose définie a do commun avec d'autres choses ; la différence comprend ce que la chose a de particulier, et qui ne lui est commun avec nulle autre chose. Cette méthode n’est qu’un supplément à l'énumération dos diverses qualités de la chose définie : comme quand on a dit de l’homme que c’est un animal raisonnable . le mot animal renferme les qualités de mouvant, rivant, sensible, etc., et n’est que pour suppléer à l'énumération de ces qualités différentes.

220. Cela est si vrai que, s’il ne se trouve point, de mot particulier qui exprime toutes les qualités de la chose définie, alors il faut avoir recours à l’énumération même des qualités; par exemple, si l’on veut définir une perle, on ne le pourra faire en marquant simplement un genre et une différence précise, comme on en marque dans la définition de l’homme , et cela parce qu’il n’y a point de mot qui seul renferme toutes les qualités qu’une perle a de communes avec d'autres êtres. C'est ainsi que la méthode de définir par voie de genre et de différence, est le supplément ou l’abrégé de l’énumération des qualités que l’on découvre dans la chose définie; mais ce (pie l’on en découvre n’étant, pas toute sa nature, la définition ne se trouvera autre chose que l’explication de la vraie signification d’un mot et du sens que l’usage y a attaché, et non pas de la nature effective réelle et totale de la chose indiquée par le. mot.

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