‹ Œuvres philosophiques du Père BuffierChapitre 9 sur 174 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Conséquences de l’opinion de ceux qui n'admettent pour évidence que~ le sentiment intime.

49. La première conséquence de ce principe est celle que nous avons déjà touchée; savoir, que nous n’avons aucune certitude évidente de l’existence des corps, pas même du nôtre propre : car enfin un esprit, une àmc telle que la nôtre, ressent bien l’impression que les corps et le sien en particulier font sur elle; mais comme, au fond, son corps est très-distingué de cette impression , et que , selon ces messieurs, cette impression ou une autre entièrement semblable pourrait absolument se faire éprouver dans notre âme sans l’existence des corps, il s’ensuit aussi que notre sentiment intime ne nous donne aucune conviction de l’existence d’aucun corps, et que nous n’en avons aucune évidente certitude.

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