‹ Œuvres philosophiques et morales de NicoleChapitre 191 sur 196 · XIII. Ce qui nous trompe en comparafU les aoarUages · texte numérisé non relu

XIII. Ce qui nous trompe en comparafU les aoarUages

des condUions,

Ce qui nous trompe dans la comparaison de l'avantage des conditions, c'est que nous nous transportons en une autre condition avec les passions de la nôtre, sans nous revêtir de celles qui sont attachées à cette condition. C'est .ce qui fait que nous la croyons pUis avantageuse, parce qu'elle serait telle, en effet» bî ceux qui la possèdent n'avaient point d'autres passions que oeUei que nous avons. Mais il n'en est pas ainsi : chaque condition a ses passions , ou plutôt le fond de cupidité que nous avons en nouâ se répand selon la mesure des conditions dans lesquelles il se trouve; 'il s'étend et se déborde quand il trouve plus de place; il se resserre quand il en a moins, et nous fatigue presque également eo tout état.

Ce n'est donc pas par la satisfaction des passions qu'il faut juger du bonheur des états, puisqu'elles sont presque aussi peu satisfoites en un état que dans un autre, mais par d'autres considérations plus essentielles. *

XIY . Dieu nous fait un grand h(mneur de nous employer

à défendre la vérité.

La vérité étant Dieu même et ayant une force invincible, contre laquelle tous les efforts des hommes ne peuvent rien, elle n'a pas besoin de leur secours, elle subsiste par elle-même, elle les floatient, et n'est point soutenue par eux. Ce n'est donc que par charité que Dieu a obligé les hommes de confesser et. de défendre l^ vérité^ c'est un honneur infini qu'il leur a fait; mais ils s'en reodent bien indignes s'ils se fàcheni des occasions de coa!éÊaer» vérité qui se présentent, s'ils sont en colère contre ceux qui 1«T engagent, s'ils le font avec chagrin, avec crainte, avec tri«e»w, «l

non pas avec cette joie spiritnelie que noos doit donner la promesse que Jé8U8*Ghrist nons feit, qu'il confessera devant son père oeax qui l'auront confessé en ce monde ..

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