CHRONOLOGIE DES PHILOSOPHES
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iièclcs. A ni).
scclc qui subsista pou de temps. Il vivait au commencement du 3e siècle avant J.-C.
Hérille, autre disciple de Zénou, devait être à peu près du même temps.
Curysippe a été un des plus fermes appuis de la secte stoïcienne. Il est né dans le commencement du 3e siècle , et il est mort dans la 145e olympiade, 208 ans avant J.-C.
Carnéade est le fondateur de la 3e Académie; il est né, selon Brucker, la 3e année de la 141e olympiade , et il est mort la 4e année de la 162e ,
129 ans avant J.-C.
Clitomaque, successeur de Carnéade, florissait à la fin du 2e siècle; il est mort, suivant Brucker , dans la 170e olymp. , 100 ans avant J.-C.
Diodore, successeur du péripatéticien Critolaùsqui avait été député à Rome avec Carnéade et Diogène le Babylonien , vivait dans le même temps. Indépendamment de ce Diodore dont Cicéron parle au n0, 42 du 2e livre des Questions académiques, il y en a un plus ancien dont il est fait mention au n* 47 du même livre , qui était de la secte de Mégare , fondée par Euclide.
Antipater fut le disciple de Diogène le Babylonien , qui faisait partie de l'ambassade dont il vient d'être question. Antipater suivit la doctrine stoïcienne comme son maître, et il eut pour disciple Panœtius , qui enseigna la philosophie à Rome , et fut lié avec Scipion et Lélius.
fkolague.
Au milieu des agitations qui remuent la société européenne , et qui semblent le plus souvent prendre leur source dans quelques intérêts matériels et par conséquent secondaires , une lutte moins sensible peut-être, parce qu'elle s'opère dans le monde intellectuel , mais plus opiniâtre, plus animée , occupe les esprits sérieux , inquiète ceux qui savent observer et prévoir.
De quoi s'agit-il au fond? De rien moins que desavoir si l'Europe abjurera, ou non, ses croyances religieuses. Question grave assurément, et qui domine tellement les autres, qu'elle les complique toutes et se représente sans cesse; n'y ayant que les simples qui ne la
reconnaissent pas sous les apparences qui la déguisent , ou les indifférents qui affectent de ne rien voir au delà de ce qui paraît être en discussion.
Or , il faut le dire, c'est une position tout-àfait neuve et bien étrange, que celle dans laquelle on veut placer les nations. A plusieurs reprises, il est vrai, on a vu des croyances rivales faire effort l'une contre l'autre pour s'assurer l'empire des esprits : mais des novateurs travaillant dans l'unique but de détruire ce qui est , sans s'embarrasser de ce qui pourrait être mjs à la place; des réformateurs voulant à tout prix en finir avec les croyances religieuses ; c'est ce dont on chercherait vainement un exemple.
Il en est certainement dans le nombre de ceux qui cèdent au mouvement du siècle, et peutêtre parmi ceux qui le dirigent, qui ne se rendent pas compte de ce qui se prépare dans l'avenir; ils avancent tête baissée, sans voir le terme vers lequel ils sont poussés. Que la religion , minée par les efforts de leur fanatisme destructeur , s'écroule à la fin , il s'établira dans la société un vide immense ; et ce gouffre qu'ils auront creusé , ils ne pourront le combler. Car d'imaginer, comme il est peut-être venu à la pensée de quelques uns, qu'après avoir anéanti l'esprit de foi, il leur suffira de jeter