‹ Œuvres philosophiquesChapitre 38 sur 55 · B SUR LA LOGIQUE · texte numérisé non relu

B SUR LA LOGIQUE

de la cause^ de Vun , du même , etc.; il est vrai que ces premières notions ou croyances sont inaccessibles à Terreur, par cela que nous ne pouvons exister comme êtres pensants, sans les avoir, et que le coBtiiaire est impossible ou ne peut pas être ocmçu ; mais il est évident aussi, pour tous ceux qui veulent penser, comme il £aut, à la nature de ces idées simples ou notionsy qu'elles sont des éléments surajoutés aux sensations , associés intimement avec elles, mais antérieurs à toutes sensations, et ne pouvant provenir de la même source. Car toute sensation qui commence f doit avoir une cause , et cette cause, dont nous ne pouvons nous empêcher de croire Texistence, ne peut évidemment être une sensation. Nous jugeons donc d'abord et avec la plus intime certitude qu'il y a quelque chose de plus que nos sensations : ou , ce qui revient au même, nous avons des idées simples qui ne viennent pas des sensations; et ce sont celles-là qui sont inacces^ sibles à l'erreur.

L'erreur commence à l'association des notions simples avec les sensations et les intuitions. Par exemple, nous associons mal à propos la notion à' un seul être, d'une seule substance à l'étendue phénoménale, tandis que la réalité ne convient qu'aux êtres simples, qui sont de V intuition et confusément représentés par elle.

M. de Tracy se débat vainement pour sortir de la difficulté capitale, inhérente au système de Locke

Page 1